COTES ET PORTS. ' 91
à cette largeur, trouvons-nous six villes florissantes, dont lapopulation est représentée par les nombres suivans :
Sunderland; Wearmouth ; S.-Shields; N.-Sliields; Tynemoulh; Newcastle; totai,.
i 4,7 25 Î 9?477 5 8 > 885 j 8 ? 2 °5 ; 9;4 5 4 5 35,i8x 585,927.
Voilà donc 85,927 habitans adonnés au commerce et à l’in-dustrie, sur le territoire exigu que nous venons de circonscrire.
Des deux Sliields, la ville du sud, South-Shields , appartientau comté de Durham, et celle du nord au comté de Nor-tliumberland ; elles sont séparées par le Tyne. La premièrepossède, sur les bords du fleuve, un grand nombre de chan-tiers de construction, des Formes pour les radoubs, des cor-deries considérables et de grands fourneaux de verrerie.
JVorth-Shields s’élève en amphithéâtre sur la pente d’unelongue colline. J’ai remarqué surtout, dans son voisinage,le méchanisme dont on se sert pour la descente des chariotschargés de charbon ¥ .
prouvé depuis peu les belles expériences faites à ce sujet par les savans français.
Les verres qui couvrent les mèches sont faits en globe; ils se rétrécissent cylindri-quement, au-dessous pour emboîter dans la lampe, au-dessus pour accélérer le courantde l’air et de la fumée. Le vitrage, qui défend les lampes contre les injures de l’air extérieur,est composé de carreaux de glace, lesquels ont trois décimètres de large sur trois de haut.
L’escalier par où l’on monte au phare est à jour. Les marches ont sept décimètres delargeur, et le mur a trois décimètres d’épaisseur. Il s’établit, par le moyen de l’escalier,un courant d’air, lorsque les lampes brûlent; alors une roue dont la structure est ana-logue à celle des ailes d’un moulin à vent horizontal, est mise en mouvement par l’as-cension de l’air, et sert de ventilateur. La fumée des lampes , qui s’engage sous un grandrécipient-conique, s’échappe par un tuyau qui part du sommet de ce cône et s’élèveplus haut que le sommet de la coupole du phare. Chacun des réflecteurs peut tournerisolément autour d’un axe vertical, avec la lampe qui lui appartient; et venir se présenterau centre de la chambre des feux, pour être nettoyé et garni de mèche, d’huile, etc.
* Les détails que je vais présenter à cet égard, compléteront ceux que j’ai donnéssur le même sujet, en parlant de Sunderland.
Les essieux des chariots qui transportent du charbon sont fixés au moyeu des roues,par des clavettes, lesquelles traversent à la fois ces roues et leur essieu qui tourne avecelles. La caisse du chariot est formée d’une cage extérieure de bois équarri, avec quelquestraverses pareillement en bois. Le dedans de la caisse est doublé en feuilles de tôle. Deslattes obliques en fer, appliquées à l’extérieur de cette tôle, d’un montant de bois à l’autre,