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6,3 (1824)
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79
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COTES ET PORTS. 79

un terrain sans consistance, M. Rennie quon avait charge dece travail, conçut lidée hardie de faire un batardeau demi-cir-culaire de cent mètres de diamètre *. Lobjet de cet ingénieur,en isolant un aussi grand espace, était de pouvoir fonder toutdun coup et sans épuisemens, le long mur de revêtement aufond de lavaut-bassin, et le sas décluse à lentrée du dock.Cest dans lintérieur du batardeau quon taillait et quon ap-pareillait les pierres nécessaires à cette maçonnerie.

Les portes busquées qui ferment lissue du Nouveau-Docksont convexes et parfaitement exécutées

* Il fit battre sur la demi-circonférence de ce batardeau, une double file de pieuxjointifs : chaque file contenant mille pieux. Ensuite il remplit de terre glaise la zonecomprise entre ces deux circonférences. Ce batardeau, formant par sa figure une voûteen plein cintre , put être construit avec légèreté, et néanmoins avec solidité : il a sub-sisté sept années, sans autres filtrations que celles qui se faisaient par le fond du sol.

Pour battre les pieux, on avait établi une machine à vapeur sur le terrain qui sé-pare le Nouveau-Dock de lavant-bassin. De , par des poulies de retour, une chaîneétait conduite horizontalement jusquau centre du batardeau. On la dirigeait dans linté-rieur du demi-cercle, à tel point de la circonférence quon voulait, pour y battre un despieux avec le mouton, quon faisait cheminer à mesure quil fallait battre de nouveauxpieux ; sans que la chaîne dût changer pour cela , ni de longueur ni de fonction.

** La tête des deux poteaux busqués est couverte dune forte garniture en fer coulé.Lne de ces garnitures offre une entaille en triangle curviligne , à côtés concaves ; lautreprésente un saillant de même grandeur à côtés convexes. Lorsquon fait busquer les van-taux , ce saillant qui semboîte exactement dans lentaille, assure la fermeture parfaite dela porte. Un petit chemin établi sur les vantaux sert au passage des piétons. Lorsque lesportes sont ouvertes , la grille formant le garde-fou de ce petit chemin , gênerait pour lehalage des navires , si elle nétait pas enlevée ou rabattue ; mais chacun de ses montanstourne sur une charnière établie à son extrémité inférieure, dès quon retire une goupilletenue à une petite chaîne qui la fixe au sommet dun montant amovible peu élevé.

Lappui horizontal du garde-fou est une chaîne transfilée dans des trous percés ex-près, à travers la tête de tous les montans. Au dernier montant, du côté de la terre,la chaîne se décroche à volonté, et file jusquà un petit arrêt, pour permettre auxmontans de se rabattre perpendiculairement au contour du vantail. Le premier et ledernier montant sont tenus chacun par un arc-boutant en fer, placé dans le plan tan-gent à la porte; ils se rabattent comme tous les autres. Du côté de la terre, lorsquelécluse est ouverte, les montans restent fixes. Us sont en fer, et réunis par une filièreen bois , inamovible. Ces détails sont minutieux , je lavoue ; mais ils montrent avec

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