COTES ET PORTS. 77
La fondation des murs dont l’avant-bassin est revêtu , présentait des diffi-cultés particulières. En cet endroit, le terrain , voisin de la IIull, est une es-pèce d’alluvion sans consistance. Le premier revêtement qu’on construisits’étant écroulé, M. Rennie, chargé de le refaire à neuf, conçut l’idée d’ungenre de fondation à la fois simple et économique *.
Un des longs côtés du Vieux-Dock est bordé, dans presque toute son éten-due , par un hangar assez large , fait en bois et d’une structure fort-ordinaire.11 n’est pas entretenu avec ce soin qui donne , en Angleterre, à tous les tra-vaux du même genre , l’air neuf et frais qui en fait la plus grande beauté.
Der rière ce hangar sont les magasins de la C‘ c . du Vieux-Dock. Us sont spa-cieux et réguliers. De petites grues en fer sont fixées de distance en distance ,à la partie supérieure de l’édifice ; elles servent à monter ou descendre les far-deaux qu’on entre ou qu’on sort par une large porte percée à chaque étage, àl’aplomb de chaque grue, comme au Dock des Indes occidentales. ( Voyeznote***, p. 4 a.) Les fardeaux arrivent au magasin, portés par de petitschariots à quatre roues qui courent sur des routes en fer.
Sur les bords du Dock , il y a de grandes grues en bois, d’une structuresimple , et néanmoins d’un bon service. J’en ai remarqué une de douze mètresde hauteur, sur six métrés cl élancement horizontal. Elle n’a pas de frein.Le machiniste de Hull qui a construit cette grue, pense que , par ce moyen,la crainte du danger oblige les ouvriers à porter sans cesse leur attention surla manoeuvre de la grue , et à n’en ralentir que par degrés le mouvement ;tandis quavec le frein, on supprime lout-à-coup la vitesse acquise par lefardeau, ce qui 11e peut se faire sans que la machine éprouve des efforts pro-digieux qui en altèrent bientôt la solidité.
On voit encore dans le Vieux-Dock la machine à curer par le moyen
dans la maçonnerie. Il y a un petit espace vide au-dessus de la cheville à piton, afin qu’onpuisse à volonté enlever et replacer les défenses, sans être obligé de rien démolir.
* Il a réuni les fondemens des deux quais opposés, au moyen d’une voûte renversée,n’ayant que i mct ,G6 de flèche. Cette voûte est composée de bandes transversales, ayantde large, éloignées l’une de l’autre de près du double, et raccordées, par des ar-ceaux en demi-cercle, avec les murs verticaux. Ainsi c’est un fond h jour, qui foi me voûtevers le pied de ces revêtemens, et les empêche de descendre dans le fond de l’avant-bassin. La maçonnerie de l’arc renversé est composée d’une couche inférieure en pierres,et. d’une couche supérieure en briques. — Indépendamment de ces moyens de sûreté ,quatre rangs de pilots sont plantés sous les murs de revêtement; la direction des pieuxn’est pas verticale, elle est perpendiculaire au plan incliné de la première assise. Quatrerangées de longrines servent de chapeaux à ces pilots, et sont elles-mêmes réuniespar des pièces transversales équidistantes.