-v*
-*£/ v
I
/
■ .T — -S-
[! ■
106 DISCOURS ÏEilIMIIÎ AIRE.
Tortose, et dans les dernières qu’il a faites auprès deCullera et d’Oropesa. En examinant les diverses sériesd’un même angle ou les diverses parties de la mêmesérie, je n’y vois pas plus d’accord, peut-être même unpeu moins que quand il observoit des signaux ordinaires.Nous avons dit ci-dessus que le réverbère allumé àMontmartre le 11 et le i 5 août 1792 étoit sujet à desondulations très-sensibles, qui faisoient osciller le lieuapparent autour du véritable. C’est un inconvénientau reste qui paroît inhérent aux signaux de toute es-pèce, je l’ai éprouvé bien souvent sur les signaux dejour 5 j’ai cru même plusieurs fois voir ces oscillationsrester suspendues pendant quelques minutes, quoiquel’objet fût à sa plus grande distance du point de repos,qui est son lieu vrai. Je n’ose pourtant répondre de cefait, que je 11’ai pas suffisamment constaté.
S’il existe une réfraction latérale, comme j’ai été par foistenté de le croire , les réverbères y seroient également su-jets , et l’on n’a pour se garantir de cette illusion que deuxmoyens qui 11e sont pas infaillibles, l’un est d’attendreles instans favorables; l’autre, de répéter les observationsà des heures et dans des circonstances différentes.
Pour qu’un signal soit facile à distinguer, il faut qu’ilait une longueur suffisante ; il semble que la largeursoit moins nécessaire , et la largeur auroit l’inconvénientde rendre le point de mire plus incertain dans l’observa-tion des angles. J’ai souvent aperçu de très-loin une ailede moulin verticale , quoiqu’elle se présentât assez obli-quement pour n’avoir qu’une largeur presque insensible.