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DISCOURS PREUMIJfAlO,
et prochaines pouvoient troubler la bonne intelligenceentre leurs gouvernemens. L’événement ne prouva quetrop tôt combien cette crainte étoit fondée. Mais lesmesures terminées, avant d’en déduire les conséquences,il n’y avoit plus aucun inconvénient, on devoit au con-traire trouver un avantage réel, à soumettre le travail àl’examen de tous les savans de l’Europe ; et toutes lespuissances amies ou seulement neutres furent invitéesà nommer des députés à ce congrès d’une espèce toutenouvelle.
L’époque fixée étoit assez voisine ; il n’y avoit plusun instant à perdre. Quelques préparatifs et quelquesdélais dans la remise des fonds nécessaires, me retinrentà Paris jusqu’au milieu de messidor. On ne pouvoit voya-ger bien vite avec l’attirail nécessaire à la mesure d’unebase. Je ne pus arriver à Perpignan que le 4 thermidor.Je m’occupai tout aussitôt à planter les signaux auxdeux termes de la base. L’alignement seul dura septjours, et la mesure quarante et un, sans compter troisjours d’un vent impétueux qui nous réduisit à l’inaction.On voit donc que, dans les circonstances les plus favo-rables , on ne peut guère se flatter, avec tous les soinset le scrupule que nous y apportions, de mesurer unebase de 12000 mètres en moins de cinquante jours,puisque, dans les deux plus belles saisons de l’année,et malgré l’avantage d’un terrain bien uni, la base deMelun employa quarante-cinq jours, et celle de Perpi-gnan cinquante et un, tout compté. Il est vrai que la né-cessité de marquer le soir dans le sein de la terre, et