84 DISCOURS r RRRIMINAIRE.
rencontré; quoique, dans un autre temps, il m’eût pro-posé de venir au-devant de moi jusqu’à Sermur, oumême plus près de Bourges, si je rencontrois trop d’ob-stacles. Il me restoit d’ailleurs à prendre quelques anglesà Brie, Malvoisine et Montlhéri ; j’avois à préparer lamesure des bases, et joindre celle de Melun aux trianglesvoisins. On peut voir, page 126, quelle peine nous adonnée, dans le cloclier de Brie, le signal de Montlhéri,malgré la précaution prise de blanchir ce signal et depeindre en noir la partie de la tour sur laquelle il seprojetoit.
Le 17 vendémiaire an 6 nous allâmes à Melun, M. La-place et moi, pour déterminer définitivement les extré-mités de la base, et commander les signaux. La routeest plantée d’arbres des deux cotés, et elle fait un petitcoude vers le tiers de la base. Cette réunion de circons-tances fait que les deux extrémités sont invisibles l’unepour l’autre, et nécessite des signaux élevés. Ils nepurent être achevés qu’en nivôse. Malgré leur hauteur,ils étoient encore invisibles : il fallut reconnoître etcouper les branches qui gênoient la vue. Cette opéra-tion demanda six semaines. Aussitôt qu’elle fut terminée,je mesurai tous les angles des deux triangles subsidiaires,qui furent achevés le 7 ventôse an 6..
Les règles qui dévoient servir à mesurer les bases,n’étoient pas prêtes ; je les attendis jusqu’à la fin degerminal. Les premiers jours de ce mois furent employésà tracer l’alignement de la base ; la mesure entière pritensuite trente-huit jours, sans compter trois jours de