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1 (1806)
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11
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Il

DISCOURS PKÉLIMIN AIRE.

pût en tout temps retrouver la valeur de sa toise,proposoit la longueur du pendule pour cette mesureuniverselle, et lui donnoit le nom de rayon astrono-mique ; il promettoit que cette longueur et sa toise se-roient scrupuleusement conservées dans le magnifiqueobservatoire qui venoit d’être terminé. On eut depuisà se repentir d’avoir négligé une précaution si sage etsi facile.

Cassini, dans le livre De la grandeur et de la Jîgurede la terre , pages i 58 et i 5 c>, proposoit un pied géomé-trique qui seroit la six-millième partie de la minute dugrand cercle, ou bien une brasse de deux de ces pieds,et qui seroit la dix-millionième partie du demi-diamètrede la terre, ou enfin une toise de six de ces mêmes pieds,ensorte que le degré eût été de 60,000 toises. Cette idéedifferoit peu de celle de Mouton, qui, dans un ouvrageimprimé à Lyon en 1670, proposoit de prendre pourunité la minute du degré qu’il appeloit juillet les divi-sions et sous - divisions de cette grande unité étoienttoutes décimales, et il leur donnoit les noms de cen~turia , de curia , virga , virgula , décima , centesima etmillesinta , ou de stadium , fimiculus , virga , virgula ,■digitus , grajium , punctum. (Observationes diametro-rum , p. 4 2 7-)

Cette idée d’une mesure universelle, prise dans la na-ture, fut applaudie et souvent reproduite, mais sans au-cun succès, si ce n’est celui d’avoir été jugée assez bonnepour qu’on ait cru devoir en faire honneur aux anciens.Paucton, à la page 102 de sa Métrologie , dit ex-