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Voir ce qu’en ont dit Picard et Cassini dans leurs ou-vrages sur la mesure et la grandeur de la terre.
Norwood, revenant en partie à la méthode de Snel-lius, en partie à celle de Fernel, mesurant un plus grandarc avec de plus grands instrumens, et tâchant d’évaluer,au moyexx d’un graphômètre , tous les détours de la routequ’il mesuroit à la manière des arpenteurs, ISTorwood,malgré tous ses soins, se trompa d’environ 400 toisessur le degré.
Picard, qui en société avec Àuzout avoit rendu à l’as-tronomie un service capital en appliquant aux grandsinstrumens les lunettes et les micromètres en place depinnules, suivit d’ailleurs l’exemple de Snellius , etmettant dans toutes les parties de l’opéi'ation une exac-titude et des soins auparavant inconnus, donna enfinune mesure sur laquelle on pouvoit compter, et sur la-quelle on compta pendant soixante ans. On reconnutdepuis qu’il s’étoit trompé de quelques secondes dansl’arc céleste; mais, par un hasard heureux, cette erreurtrouvoit une compensation , en ce que la longueur de latoise qu’il employoit étoit plus courte d’un millième envirTon que celle qui a servi de modèle à la toise de l’Académiedes sciences. Picard donna donc à son degré d’Amiens£7060 toises , c’est-à-dire, environ 16- toises de moinsque nous n’avons trouvé' par notre mesure ; mais , quandon eut reconnu l’erreur de l’arc céleste, sans avoir en-core soupçonné la différence qui existoit entre sa toiseet celle de l’Académie, on porta; son degré à 67183ou 67167 toises en tenant compte de la réfraction, et