mesura une base sur laquelle il forma des triangles; ilen déduisit la distance dans le sens du méridien, et ilobserva la iiauteur du pôle aux deux extrémités. C’estexactement la méthode actuelle ; il n’y a de différenceque dans les moyens mécaniques , dans les méthodes decalcul et dans les soins qu’on y apporte maintenant :or on ne voit rien de pareil chez les anciens, quand onles lit sans prévention, et qu’on ne veut trouver dansleurs ouvrages que ce qu’ils y ont mis véritablement.
Iliccioli avoit imaginé , pour mesurer les degrés et lerayon de la terre, diverses méthodes qu’il a détailléesavec soin dans sa Géographie réformée $ mais, outrequ’elles ne pouvoient s’appliquer qu’à de fort petits arcs jelles avoient encore l’inconvénient de xlépendre plus oumoins des réfractions astronomiques ou terrestres. Lesvaleurs différentes auxquelles il étoit successivementarrivé par toutes ces méthodes, prouvoient assez qu’ellesméritoient peu de confiance, et elles sont toutes aujour-d’hui totalement abandonnées. La plus simple de toutesétoit celle qu’il avoit empruntée de Kepler, et elle con-sistoit dans la solution de ce problème très-facile enthéorie : Connaissant la distance de deux Lieux en lignedroite , et leurs distances angulaires au zé?iith Vune deVautre , déterminer la distance de chacun de ces deu { xlieux au centre de la terre ; ce qui se réduit à calculerles deux côtés d’un triangle rectiligne dont on connoitdeux angles et le côté compris. Mais il est visible quela réfraction.terrestre altère les deux angles. On ne doitdonc faire aucun fond sur cette méthode , et l’on peut