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Clémence et justice
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» la loi ne définit même pas ( i). » Le chance-lier de L’Hôpital, qui savait mieux qu’hommedu monde comment il fallait faire des édits ,tenait pour maxime infaillible , dit Amelot dela Houssaye , qnY/ faut, en lerns de révolu-tions , que les édits s’accommodent aux lernset aux personnes, et non pas les personnes etles tems aux édits. On voit donc quelle indul-gence des tems semblables ont droit d’at-tendre ; le nombre des coupables ou des genségarés oblige encore à la clémence, parceque la punition la plus juste en elle - memedevient cruauté lorsqu’elle s’étend à un tropgrand nombre de coupables : Non médici-naux illud, sed cladem appel/ans. Tac. ann. I.Aussi Philippe II et le duc d’Allie ont laisséun nom exécrable, et leur mémoire est mau-dite dans l’histoire !

On a célébré au contraire , dans tous lestems , la clémence des princes , encore plusque leur justice. « César ne se vengea d’au-« cun de ceux qui avaient mal parlé de lui,5> ni même de plusieurs conjurations décou-» vertes contre lui. ( 2 ) » Cicéron éleve sa

( 1 ) Réflexions sur la Révolution de France , édition deLondres. 33y.

( 2 ) Oral, pro M. Marcell.