DES ORDRES RELIGIEUX MILITAIRES.
L’habit de cérémonie de ces chevaliers était un grand manteau de laineblanche avec une croix rouge sur la poitrine.
Sous le roi Jean III, les chapelains de l’ordre qui habitaient la maisonde Thomar y fondèrent un couvent, et furent obligés par le nonce apos-tolique à faire les trois vœux ordinaires de religion. Le nombre de cesnouveaux religieux augmenta : ils occupèrent plusieurs autres maisons,qui toutes ensemble formèrent une congrégation, dont le chef-lieu claitThomar.
Le pape Jean XXII avait aussi institué en Italie un ordre militaire dunom de Christ, à la meme époque que se forma celui de Portugal. Ceschevaliers italiens étaient agrégés aux Portugais, mais n’étaient pasobligés aux mêmes preuves de noblesse, et n’avaient droit à aucune deleurs connnanderies.
Il faut dire à la louange des deux ordres militaires portugais, que,mieux avisés que les trois ordres espagnols, ils n’ont jamais dévié de laligne que leur traçaient leurs devoirs, qui était de combattre les infidèles.On ne les a jamais vus s’armer les uns contre les autres, pour soutenirles intérêts particuliers des princes et se mêler aux intrigues de cour.
C’est aussi la justice qu’on doit rendre aux chevaliers de Malle, quin’ont jamais connu d’autres ennemis que ceux du nom chrétien. Si, àl’heure du danger, il leur a manqué un Lavalellc, c’est qu’ils étaient «arrivés à une époque de destruction générale à laquelle rien ne devaitéchapper.