DES ORDRES RELIGIEUX MILITAIRES.
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Ils avaient la collation de plusieurs centaines de bénéfices, tant simplesqu’à charge d’âmes. Ils possédaient en outre quatre ermitages, cinq hôpi-taux et un collège à Salamanque. Tout l’ordre était divisé en quatre pro-vinces : de la vieille Castille, de la nouvelle Castille, de Léon et d’Aragon.
Les chevaliers devaient faire preuve de quatre quartiers de noblessepaternelle et maternelle. En outre, ils devaient prouver qu’aucun de leursancêtres n’avait été ni juif, ni More, ni infecté d’hérésie, ni traduit à l’in-quisition; preuve qu’on exigeait, dans les provinces du nord de l’Espagne,de la part de tous ceux qui demandaient un emploi, ou qui présentaientune pétition quelconque : l’honneur d’un Espagnol tenait à être pur de toutsoupçon sur cet article.
Quoique le pape Alexandre III eût permis aux chevaliers de Saint-Jacques de se marier, ils devaient avoir pour cela le consentement du roi,sous peine d’un an de pénitence s’ils ne l’avaient pas obtenu. Lesfemmes des chevaliers devaient faire les mêmes preuves que leurs maris.
Ces chevaliers avaient une commanderie en France, à Étampes. Usfaisaient les mêmes vœux que ceux de Calatrava et d’Alcantara.
Quand un chevalier mourait, le commandeur le plus voisin du domiciledu défunt était chargé des frais de ses funérailles, et devait ensuite nour-rir un pauvre pendant quarante jours.
L’habit de cérémonie de l’ordre était un manteau blanc avec une croixrouge sur la poitrine.