ORDRE TEÏJTONIQUE.
L’ordre militaire des chevaliers teutoniques est le troisième qui s’estformé dans la Palestine pendant le cours des croisades. Il paraît, d’aprèsles documents les plus sûrs, que c’est au siège d’Acre, en 1190, quequelques croisés des villes de Brême et de Lubeck, à l’exemple deschevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, conçurent l’idée de c r.struire unhôpital pour y soigner les croisés de leurs pays qui tomberaient malades,ou qui seraient blessés dans les combats contre les infidè.es. Le papeCélestin III ayant approuvé leur dessein, une quarantaine de gei tilshommesallemands se présentèrent les premiers pour s’enrôler dans cette nouvelleassociation, et prirent solennellement l’habit de l’ordre en présence detous les princes présents au siège. Ils élurent pour grand maître Henri deWalpot, d’une famille noble de l’Allemagne, et prirent le nom A'hospita-liers de Notre-Dame des Allemands.
Leurs statuts portaient qu’ils ne recevraient parmi eux que des noblesallemands, qui prouveraient qu’ils avaient toujours tenu une conduitehonnête et chrétienne, qu’ils étaient célibataires et sans reproches. Ilsjuraient, comme les deux ordres qui les avaient précédés, qu’ils se dé-voueraient à la défense de la terre sainte, et au service des malades deleur nation; qu’ils obéiraient aux ordres de leur grand maître et qu’ils secontenteraient d’un habit pour se vêtir, de pain et d’eau pour leur nour-riture, et, pour lit, d’une simple paillasse.
La ville prise, ils bâtirent dans les faubourgs un hôpital pour y rece-voir les malades, assez grand pour y loger les officiers et servir de ca-serne aux chevaliers. Les commencements de cet ordre furent assezfaibles. Ce n’est que sous le quatrième grand maître, Herman de Salzaqui le gouverna pendant trente ans, que les chevaliers teutoniques par.vinrent à une haute puissance. Ce qui prouve combien son gouvernement
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