UES ORDRES RELIGIEUX MILITAIRES.
Le pape approuva tout cela, et ordonna cjue cette nouvelle miliceaurait pour étendard, à la guerre, une croix blanche à huit pointes, surun fond rouge.
La première occasion où ces hospitaliers déployèrent leur courage futen 1118, lorsque le Soudan d’Égypte vint attaquer Baudouin II, roi deJérusalem. Ayant à leur tète leur grand maître, ils repoussèrent les en-nemis et les taillèrent en pièces. Quatre ans après, ils offrirent encoreleur secours au même Baudouin, et le débarrassèrent des infidèles. Ilsparurent ensuite avec éclat aux sièges de Tyr et d’Ascalon, et, en 112(3,ils remportèrent une victoire signalée sur le sultan de Damas.
Raymond, toujours actif, ne cessa toute sa vie de combattre les infi-dèles, et de soutenir le trône chancelant du roi de Jérusalem. Enfin cehéros mourut en 11(30, après avoir gouverné et enrichi son ordre pen-dant quarante-deux ans.
En 1187, Saladin, sultan d’Égypte et de Syrie, enleva pour toujoursJérusalem aux chrétiens, qui avaient eu huit rois pendant l’espace dequatre-vingt-neuf ans. Les hospitaliers se trouvaient à peu près sans asile;mais les croisés ayant repris la ville d’Acre, après un siège fort long,en 1191, ils s’établirent dans cette ville jusqu’à ce quelle fut enlevée sansretour aux chrétiens, l’an 1291. Ils se retirèrent alors dans file deChypre, où le roi Henri de Lusignan leur céda la ville de Limissol. Maisdix-huit ans après, conduit par leur grand maître, Foulques de Villarel,ils s’emparèrent de l’île de Rhodes, en 1509, et prirent alors le nom dechevaliers de Rhodes.
Les Sarrasins, à qui cette île avait été enlevée, vinrent pour lareprendre l’année suivante, mais ils furent repoussés vigoureusement, etobligés de lever le siège.
Ces succès enflèrent le cœur du grand maître Yillarct, et son despo-tisme le fit déposer. Les Turcs profitèrent de ces dissensions pour revenir,en 1591, avec quatre-vingts vaisseaux, tenter de reprendre Rhodes. Maisles chevaliers, qui n’avaient que six galères pour se défendre, attaquèrentles Turcs et coulèrent bas presque tous leurs vaisseaux. Yillarct fut rétablidans sa dignité par Clément V; mais il donna librement sa démissiondeux ans après.
Rhodes fut attaquée de nouveau, en 1 iü, sous le grand maître Jean doLaslic, par le soudau d’Égypte, qui, avec une armée de 18,000 hommes,