ORDRE DE MALTE.
De tous les ordres militaires que la religion catholique a enfantés, iln’y en a pas eu de plus célèbre que celui qu’on appelait, dans les dernierstemps, Xordre de Malle. C’est en effet celui qui s’est trouvé dans les cir-constances les plus remarquables, et dont l’histoire est liée le plus inti-mement à celle du moyen âge. Il faut remonter aux croisades et mêmeplus haut, pour trouver l’origine des chevaliers de Malte. C’est dans ccsfameuses expéditions, qui ont excité tant d’enthousiasme chez nos pères,du onzième au treizième siècle, qu’on trouve le nom de ces guerriersreligieux dans toutes les grandes occasions où il y avait des dangers àcourir et des lauriers à moissonner.
Leur premier nom fut celui d 'hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem,et voici quels furent leurs commencements.
Vers l’an 1048, des marchands d’Amalfi, ville alors très-florissante surle golfe de Naples, faisaient un grand commerce sur les côtes de la Syrie,et comme de là ils visitaient souvent les saints lieux, par une dévotionqui commençait à devenir une espèce de mode, ils demandèrent au Soudandes Sarrasins, maître de la Palestine, moyennant un tribu qu’ils s’enga-gèrent à lui payer chaque année, la permission de bâtir, à Jérusalem,une maison pour eux et pour les chrétiens qui viendraient visiter celleville.
Quelque temps après, ils fondèrent un hôpital et une église, qui futdédiée à saint Jean-Baptiste. Ils y mirent, pour la desservir, des religieuxde l’ordre de Saint-Benoît qui prirent le nom lX hospitaliers de Sainl-Jean-de-Jérusalem.
Godefroi de Bouillon, chef de la première croisade, s’étant emparé,en !()!)!), de Jérusalem, dont il fui le premier roi, et trouvant ccs hospi-taliers déjà établis dans sa'capitale, leur accorda sa protection cl leur lit
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