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[2] (1845)
Entstehung
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MLLES DE SAINTE-GENEVIÈVE

ET SOEURS DE LA SAINTE-FAMILLE.

Il nous reste à parler dune congrégation qui, comme tant dautres,formée dans le dix-septième siècle pour linstruction de la jeunesse et lesoulagement des classes souffrantes et malheureuses, nous donnera encoreloccasion doffrir le tableau des vertus dune femme qui a consacré tousles instants de sa vie, et sa fortune tout entière, aux inspirations de lacharité la plus héroïque.

Cette femme est M" 10 de Miramion, fondatrice principale des filles deSainte-Geneviève, connues autrefois, à Paris, sous le nom de miramiones.

M me de Miramion était fdle de Jacques Bonneau, seigneur de Rubelle,près de Melun, diocèse de Meaux. Elle naquit à Paris, le 2 novembre 1021).Elle perdit sa mère à lâge de neuf ans, et, à douze ans, son occu-pation la plus chère était de soigner les malades dans la maison de sonpère. Un jour que celui-ci avait réuni chez lui une assez nombreusecompagnie pour un bal, sa fdle, au lieu de prendre sa part des plaisirsde cette soirée, aima mieux aller soigner un malheureux palefrenier quise mourait, et dont elle voulut recevoir le dernier soupir.

A lâge de seize ans, en 1G45, elle épousa Jean-Jacques de Beauharnais,seigneur de Miramion, et conseiller au parlement de Paris. Ce magistratne se doutait pas que les deux noms quil portait, devaient passer à lapostérité, enregistrés, lun par la gloire (I), lautre par la religion (2).Il mourut lannée de son mariage, à vingt-sept ans, laissant sa femmeenceinte de quatre mois et demi.

( 1J Eugène de ticanliarn;iis, vicc-roi dIlalie.(2) M m ' de Miramion.