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[2] (1845)
Entstehung
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HOSPITALIÈRES DE LA

Celle congrégation, quHelyot appelle hospitalières de Saint-Joseph,fut un des fruits de la réaction religieuse qui vint consoler la Francedes profanations et des malheurs de toute espèce causés par les guerresciviles entre les catholiques et les sectateurs de Calvin, nommés hugue-nots (1). Cest à une femme pieuse de la ville de la Flèche, en Anjou,quen revient lhonneur. Elle sappelait M" c de La Fère, et appartenait àune famille distinguée.

Son premier dessein, approuvé par les directeurs de sa conscience,avait été de se faire religieuse, mais sa mauvaise santé lui faisant craindreque ce genre de vie ne lui conviendrait pas, elle prit le parti de resterdans létat séculier, et de faire le bien dune autre manière quen sy obli-geant par des vœux de religion.

Il y avait à la Flèche un hôpital les pauvres étaient secourus.M lle de La Fère alla y offrir ses services et voulut consacrer sa vie au sou-lagement de ces malheureux. Cétait en lan IG42, peu de temps avant lamort de Louis XIII.

Dans le même temps, une demoiselle de Ribeyre, ancienne fdle dhon-neur de la princesse de Condé (2), voulut aussi entrer en religion,

(1) Jai lu quelque part quon ne connaissait pas trop l'étymologie du mol huguenot souslequel on désigne en France les prétendus réformés. Je crois quil dérive du mot allemandcidgcni'SSj qui signilie confédéré, nom quon donna à la ligue helvétique, composée en grandepartie des partisans de Zwingle.

Ainsi les ligueurs et les huguenots auraient formé en France deux ligues opposées lune àlautre, lune composée de catholiques, et lautre de prétendus reformés.

(2) A celle époque, les princes de Condé étaient les premiers princes du sang On appelaitainsi les princes dune branche collatérale à la branche régnante, dont les membres étaient lesenfants de France. Le premier prince de ce nom avait été Louis de Bout bon, frère dAntoinede Ronrbon, père de Henri IV. La maison de Condé a été éteinte de nos jours en la personne

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