BÉNÉDICTINES
DE L’ADORATION PERPÉTUELLE DU SAINT-SACREMENT.
Il y a en France deux congrégations de religieuses de l’Adoration per-pétuelle du Saint-Sacrement. L’une, nommée du Saint-Sacrement, futfondée à Marseille par un saint religieux de l’ordre de Saint-Dominique,appelé le P. Quieu, vers le milieu du dix-septième siècle, laquelle exisleencore dans le midi de la France et suit la règle de saint Augustin. Cesreligieuses portent une robe noire, et par-dessus un scapulaire blanc surlequel est brodée la figure d’un ostensoir.
L’autre congrégation est connue sous le nom de bénédictines de l’Ado-ration perpétuelle du Saint-Sacrement, et est d’une date à peu prèscontemporaine à celle de la première.
La fondatrice de celle-ci est de ce même pays de Lorraine, qui adonné le jour au vénérable Didier de la Cour, au P. Fourier et à d’autrespersonnes qui ont rendu à la religion des services signalés.
Cette dame naquit de bons parents, à Saint-Dié, ville aujourd'hui épis-copale, en Lorraine, département des Vosges. Elle s’appelait CatherineBard, et est connue sous le nom de mère Mechlilde du Saint-Sacrement,quelle portait en religion.
Elle résista au vœu de ses parents qui voulaient la marier, et obtintd’eux la permission de se faire religieuse à l’âge de dix-sept ans. Elleentra alors chez les annonciades de Bruyères, petite ville des environs,sous le nom de sœur Saint-Jean l’Évangéliste, et à vingt et un ans elle enfut nommée supérieure.
La même année, 1(355, les guerres dont son pays était le théâtrel’obligèrent de quitter son couvent et de se réfugier avec ses compagnesà Commerci, où la misère et les maladies contagieuses qui affligeaient ce