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HISTOIRE ET COSTUMES DES ORDRES RELIGIEUX.
maître ès arts, le chancelier était le P. Pingre, savant astronome, connupar plusieurs ouvrages. Quand je fus le trouver à Sainte-Geneviève pourlui demander son heure, il était occupé d’un calcul important, à enjuger par les dimensions du papier sur lequel il l’exécutait. Il y était tel-lement absorbé, qu’à peine pouvait-il comprendre ce que je lui disais.Avant lui on avait vu d’autres chanceliers, tels que le P. Fronteau, leP. Lallemant et le P. Moulinet, tous écrivains distingués.
Le Panthéon d’aujourd’hui, dont pendant la révolution on a fait uncharnier, où ont été enterrés tant d’hommes d’odieuse mémoire, avait étéconstruit pour remplacer l’ancienne église bâtie par Clovis, et qui tou-chait à celle de Saint-Étienne-du-Mont.
Un poète, homme d’esprit, avait prévu que ce monument venait troptard, et ne remplirait pas l’objet, auquel on le destinait. Voici les versqu’il composa à cette occasion :
« Templum augustum, ingens, regina assurgit in urbe,• Urbe et patrona virgine digna domus.
• Tarda nimis pielas, vanos moliris honores ;
■ Non sunt hæc cœptis tempora digna suis :
» Ante Deo in summa quam templuin erexeris urbe,j I ni pielas templis toilet et urbe Deuin. »
Le nom de Sainte-Geneviève, rayé du frontispice, y fut remplacé parl’inscription :
AliX GR\>DS HOMMES IA lil IM'Ilf.IQHE KKUmAISSUTK.
Et un de ces grands hommes était Marat!