CE NOYE F A INS.
Une réforme que nous ne devons pas oublier, et qui s’est opérée audix-septième sièele, est celle qui fut appelée la congrégation de France,et plus communément génovéfains.
On l’a due (je ne dis pas : On la doit, puisque la révolution de 1789 l’adétruite), on l’a due, dis-je, à un cardinal français du nom de La Roche-foucauld, nom que portèrent aussi deux illustres prélats martyrisés àParis, en septembre 1792 (1).
Le cardinal de La Rochefoucauld fut aidé, dans cette réforme, par'unsaint personnage que nous allons faire connaître.
Charles Faure, gentilhomme français, d’une bonne famille, mais peufavorisée des biens de la fortune, naquit à Lucienncs, près Paris, d’unpère commissaire des guerres, qui l’envoya faire ses études," à l’àge dedix ans, chez les jésuites de Bourges. Mais cet enfant y était à peinearrivé, qu’il perdit son père; et sa mère, qui connaissait l’abbé de Saint-Vincent de Senlis, le pria, quelque temps après, de recevoir son fils aunombre de ses religieux.
Cette abbaye de Saint-Vincent avait été fondée, en I0G0, par une reinedouairière de France, veuve de Henri 1 er , et qui elle-même était fdle deJeroslaw, duc de Russie. A cette époque, les empêchements de mariageentre parents s’étendaient jusqu’au septième degré de consanguinité, etHenri, qui savait quels embarras Robert, son père, avait eus pour avoirépousé sa cousine, ne crut pas îpieux faire, afin d’éviter pareille chance,que d’aller chercher une femme dans un pays où il n’avait aucun lien defamille. Il faut croire que cette princesse, née dans la religion grecque
(I) Los deux évêques de Roauvais et de Saintes, frères, égorgés dans la prison des Carmes.On avait offert à l’un d’eux le moyen de se sauver ; tuais il aima mieux périr avec son frère quede s’en séparer.