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[2] (1845)
Entstehung
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CE NOYE F A INS.

Une réforme que nous ne devons pas oublier, et qui sest opérée audix-septième sièele, est celle qui fut appelée la congrégation de France,et plus communément génovéfains.

On la due (je ne dis pas : On la doit, puisque la révolution de 1789 ladétruite), on la due, dis-je, à un cardinal français du nom de La Roche-foucauld, nom que portèrent aussi deux illustres prélats martyrisés àParis, en septembre 1792 (1).

Le cardinal de La Rochefoucauld fut aidé, dans cette réforme, par'unsaint personnage que nous allons faire connaître.

Charles Faure, gentilhomme français, dune bonne famille, mais peufavorisée des biens de la fortune, naquit à Lucienncs, près Paris, dunpère commissaire des guerres, qui lenvoya faire ses études," à làge dedix ans, chez les jésuites de Bourges. Mais cet enfant y était à peinearrivé, quil perdit son père; et sa mère, qui connaissait labbé de Saint-Vincent de Senlis, le pria, quelque temps après, de recevoir son fils aunombre de ses religieux.

Cette abbaye de Saint-Vincent avait été fondée, en I0G0, par une reinedouairière de France, veuve de Henri 1 er , et qui elle-même était fdle deJeroslaw, duc de Russie. A cette époque, les empêchements de mariageentre parents sétendaient jusquau septième degré de consanguinité, etHenri, qui savait quels embarras Robert, son père, avait eus pour avoirépousé sa cousine, ne crut pas îpieux faire, afin déviter pareille chance,que daller chercher une femme dans un pays il navait aucun lien defamille. Il faut croire que cette princesse, née dans la religion grecque

(I) Los deux évêques de Roauvais et de Saintes, frères, égorgés dans la prison des Carmes.On avait offert à lun deux le moyen de se sauver ; tuais il aima mieux périr avec son frère quede sen séparer.