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HISTOIRE ET COSTUMES DES ORDRES RELIGIEUX.
Vincent de Paul, et, au jugement de ceux qui l’ont lu, ect ouvrage passepour être le chef-d'œuvre de son aulcur. Louis XVI en ayant entenduparler, voulut l’entendre de la bouche même du célèbre orateur, qu’ilinvita à venir le lui lire dans son cabinet. Le monarque en lut si touché,qu’il avoua que le héros de ce panégyrique lui paraissait être riiommequi avait fait le plus d’honneur à la France, et dès ce moment, il ordonnaqii’011 érigeât une statue au saint. L’artiste qui en lut chargé établit sonatelier à Saint-Lazare. J’igore si cet ouvrage a été achevé.
l'arrondissement étaionl prévenus contre lui, el. pour parvenir à l’exclure, le curé (Je Itoie, lejour de l'élection, s'établit à la porte de la salle, pour recommander à chacun de ceux <|uientraient de ne pas nommer l’abbé Man ri", et comme le curé ne le connaissait pas personnelle-ment, il lui recommanda à lui-même, comme à tous les autres, de ne pas manquer de l’exclure;ce que l'abbé lui promit.
Quand tous les électeurs furent entrés, el que chacun fut assis, le voisin du curé de Roie luidemanda ce qu'il avait dit a l’abbé Manri à son entrée dans la salle. « Quoi! dit le curé, lui» ai je parlé'/ — Oui, répond le voisin en le lui montrant ; c’est celui que vous voyez là-bas. —» Ab, mon Dieu ! dit le curé de Uoie, quelle sollise j'ai faite! je lui ai demandé sa voix conlre> lui même. »
Je tiens cette anecdote de la bouche même du curé de Roie, qui me l’a contée , et en riaitbeaucoup.
Malgré la ligue des curés , Mauri, plus adroit qu’eux , parvint à se faire élire.
Son histoire est bien connue, cl l’on peut dire de lui qu’il eut ses nnvissima pejora prioribus.