ÉTABLISSEMENTS DE CHARITÉ
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FONDÉS PAR SAINT VINCENT DE PAUL. : r. ^
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Le Sage regarde comme chose rare une femme forte, c’est-à-dire unefemme à caractère, et demande où on peut la trouver : Mu Lier em forlemquis inveniet?
Saint Vincent fut plus heureux, et, dans sa longue vie, il en trouvaun bon nombre dont il sut tirer parti pour les grands projets qu’ilméditait. ,
Celle qui l’aida dans la fondation de l’hospice des enfants trouvés futLouise deMarillac, sœur du garde des sceaux et du maréchal de ce nom,qui périt sur l’échafaud en 1632 (1). Elle était née en 1591, et épousaAntoine Le Gras, secrétaire des commandements de Marie de Médicis,seccmde femme de Henri IV, et vécut douze ans avec lui. Elle en eut unfds qu’elle fit élever avec soin et qui devint, dans la suite, conseiller à lacour des comptes.
Comme, dès avant son mariage, elle avait déjà eu l’envie d’entrer enreligion et ne s’était mariée que par convenance, une fois veuve, ellerevint à ses premiers penchants, et n’eut plus d’autre désir que de s’oc-cuper d’œuvres pieuses.
L’évêque de Belley, Pierre Le Camus, qui était un de ses parents, luiconseilla de prendre pour directeur Vincent de Paul, qui s’occupait alorsde rétablissement de ses missionnaires au collège des Bons-Enfants (2).C’était en 1626. Elle se logea dans les environs de ce collège, sur laparoisse de Saint-Nicolas du Chardonnet, pour être à portée de le voirplus souvent.
(1) Par un jugement qui fait une tache clans l’histoire du cardinal de Richelieu.
(2) Voyez le chapitre précédent.
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