CONGRÉGATION DE NOTRE-DAME.
Quel beau spectacle que celui que présente à nos yeux cette réunion depieux personnages contemporains qui ont honoré l’Église pendant le dix-septième siècle (1)!
Ce n’est sans doute pas le hasard qui a montré au monde, réunis à lafois, tous ces bienfaiteurs de la religion. Il faut y reconnaître une provi-dence particulière qui pourvoyait aux besoins de cette époque.
Ce siècle, en effet, succédait à celui qui avait enfanté le protestantisme,auteur des plus grands maux que l’Église eût encore soufferts, et il devan-çait un autre siècle destiné lui-même à produire bien des scandales. Ledix-septième siècle enfin ne fut qu’un temps d’arrêt, une halte entre lescombats que l’Église venait de soutenir contre le protestantisme et ceuxque lui réservait le philosophisme.
A la liste que je viens de donner, il faut ajouter le nom d’un saintprêtre du même temps et qui mérite d’y figurer. C’est celui du B. PierreFourier, fondateur de la congrégation des filles de Notre-Dame.
Il naquit en 1565, à Miremont, petite ville de Lorraine, départementdes Vosges, de parents d’une fortune médiocre, qui lui trouvant de bonnesdispositions, l’envoyèrent faire ses études à l’université de Pont-à-Mous-
(1) C’est dans ce siècle qu’on voit saint François de Sales et sainte Chantal fonder l’ordre dela Visitation ;
Saint Vincent de Paul, les prêtres de la mission, les sœurs de charité, etc.;
Le cardinal de Bérulle, la congrégation de l’Oratoire;
Le vénérable César de Bus, les prêtres de la doctrine chrétienne;
D. Didier de la Cour, réformer l’ordre de Saint-Benoît;
L’abbé de la Barrière, fonder les feuillants;
L’abbé de Rancé, les trappistes;
Et tant d’autres dont la liste serait encore longue.