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IIISTOIUE 1ÎT COSTUMIÎS
le même jour ils ch;m(èrenl solennellement, pour la première lois, l'officedans leur église de Saint-Paul, qui venait d’être achevée, et c’est troisans plus tard, en 1545, qu’ils tirent l’échange de cette église avec celle deSainl-Barnabé, d’où leur est venu le nom d a barnabilcs.
L’année 1542 est celle où ils dressèrent leurs constitutions définitives,dans un chapitre général présidé par l’évêque de Laodieéc, comme délé-gué du saint-siège et du cardinal de Tolède, qui était leur protecteur. Cesconstitutions furent approuvées de nouveau, en 1579, par Grégoire XIII,d’après l’examen qui en fut fait par saint Charles Borromée.
Ce saint prélat avait une grande affection pour ces nouveaux clercs. Ilavait pris son confesseur parmi eux, et se plaisait à faire des retraites dansleur maison. C’est à eux qu’il fit donner les hiens de l’ordre des humiliés,que leur mauvaise conduite avait fait supprimer.
Ferrari mourut en 1544, et Morigia l’année suivante.
Après la mort des trois fondateurs, cet institut s’étendit, tanten Italie que dans les pays voisins. Henri IV appela les harnahites enFrance en 1608, et les envoya prêcher dans le Béarn, où il y avait ungrand nombre de huguenots, pour les ramener au giron de l’Église.Louis XIII leur accorda, en 1622, des lettres patentes pour les autoriserà s’établir dans son royaume. Le cardinal Henri de Gondi, dernier évêquede Paris, les reçut dans cette ville, où ils firent plusieurs établissements,ainsi que sous son successeur, le cardinal Jean-François de Gondi, qui enfut le premier archevêque. Ils eurent aussi des maisons à Montargis et àÉtampcs. Ces maisons portaient le nom de collèges.
L’empereur Ferdinand H demanda aussi à Rome quelques-uns de cesreligieux qui s’établirent en Autriche et en Bohême. Ils ont des collègesdans la plupart des villes de l’Italie, et occupent des chaires dans les uni-versités de Milan et de Pavie. Ils ont donné des évêques à Mantoue, àPavie, à Alexandrie, etc. Un cardinal Morigia, de la même famille qu’undes fondateurs, avait été barnabite avant d’être archevêque de Florence.Alexandre Sauli, confesseur de saint Charles Borromée et prévôt des bar-nabites, fut évêque d’Aleria en Corse."' C’est lui qui est regardé commel’apôtre de cette île. Il est enterré dans l’église cathédrale de Pavie, où ilavait été transféré en 1591.
Bien n’égalait le zèle et le talent particulier de ce digne prélat pour laconversion des pécheurs. 11 trouvait toujours le moyen le plus propre à