DES ORDRES RELIGIEUX.
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l’acquisition d’une maison où ils se logèrent, et d’où ils allaient dans leséglises enseigner la doctrine chrétienne au peuple.
Ils n’étaient pas astreints à faire l’office en commun : ils ne le faisaientqu’aux principales fêtes de l’année. Hors de là, les prêtres récitaient enparliculier leur bréviaire, et ceux qui ne l’étaient pas, quelques prièresselon leur dévotion.
Hans l’intérieur de leur maison, un d’eux leur enseignait la meilleureméthode à suivre pour instruire les simples fidèles : c’était comme uneécole normale pour former de bons maîtres. Leur manière de s’habillerétait celle des prêtres séculiers. Ils ne faisaient pas de vœux, mais ilss’engageaient à rester dans la congrégation et à se dévouer au but de soninstitution.
Voilà ce qu’étaient, et sont sans doute encore, les prêtres de la doctrinechrétienne en Italie.
Ceux de France avaient pour fondateur César de Bus, né à Cavaillon,le 5 février 1544, et dont le père, originaire de Corne, dans le Milanais,comptait parmi ses ancêtres sainte Françoise, fondatrice des Oblates,dont nous avons déjà parlé (page 71, tome I er ).
César de Bus annonça de bonne heure un grand goût pour les chosespieuses. Deux de ses frères étaient militaires, et lui-même, à dix-huit ans,entra au service dans les troupes de Charles IX (1) pour faire la guerreaux huguenots. A la paix, il retourna dans sa famille sans avoir rien perdu,dans le tumulte des armes, des sentiments vertueux qu’il avait toujoursmontrés.
Un de ses frères ayant eu le commandement d’un vaisseau, qui faisaitpartie d’une flotte destinée au siège de la Bochelle, livrée aux Anglais parles huguenots, il alla à Bordeaux pour y être employé, mais il tomba ma-lade et ne put s’embarquer.
Dès qu’il fut guéri, il fit, pour son malheur, un voyage à Paris,
(I) [.es deux derniers rois de France qui ont porté le nom de Charles ont eu une destinéesingulière. L’un et l’autre n’ont eu d’autres ennemis h combattre que leurs propres sujets. Lepremier a vaincu les siens et est resté sur son trône : c’était cependant un mauvais roi. Lesecond a été détrôné et proscrit par les siens; et on n’avait d’autre tort à lui reprocher qued’aller à la messe.
Cela s’explique. Du temps de Charles IX, il n'y avait ni journaux ni membres de l’opposition,tandis que. tout cela se trouvait sous Charles X.
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