Druckschrift 
[2] (1845)
Entstehung
Seite
105
Einzelbild herunterladen
 

DES ORDRES RELIGIEUX.

105

lacquisition dune maison ils se logèrent, et d ils allaient dans leséglises enseigner la doctrine chrétienne au peuple.

Ils nétaient pas astreints à faire loffice en commun : ils ne le faisaientquaux principales fêtes de lannée. Hors de, les prêtres récitaient enparliculier leur bréviaire, et ceux qui ne létaient pas, quelques prièresselon leur dévotion.

Hans lintérieur de leur maison, un deux leur enseignait la meilleureméthode à suivre pour instruire les simples fidèles : cétait comme uneécole normale pour former de bons maîtres. Leur manière de shabillerétait celle des prêtres séculiers. Ils ne faisaient pas de vœux, mais ilssengageaient à rester dans la congrégation et à se dévouer au but de soninstitution.

Voilà ce quétaient, et sont sans doute encore, les prêtres de la doctrinechrétienne en Italie.

Ceux de France avaient pour fondateur César de Bus, à Cavaillon,le 5 février 1544, et dont le père, originaire de Corne, dans le Milanais,comptait parmi ses ancêtres sainte Françoise, fondatrice des Oblates,dont nous avons déjà parlé (page 71, tome I er ).

César de Bus annonça de bonne heure un grand goût pour les chosespieuses. Deux de ses frères étaient militaires, et lui-même, à dix-huit ans,entra au service dans les troupes de Charles IX (1) pour faire la guerreaux huguenots. A la paix, il retourna dans sa famille sans avoir rien perdu,dans le tumulte des armes, des sentiments vertueux quil avait toujoursmontrés.

Un de ses frères ayant eu le commandement dun vaisseau, qui faisaitpartie dune flotte destinée au siège de la Bochelle, livrée aux Anglais parles huguenots, il alla à Bordeaux pour y être employé, mais il tomba ma-lade et ne put sembarquer.

Dès quil fut guéri, il fit, pour son malheur, un voyage à Paris,

(I) [.es deux derniers rois de France qui ont porté le nom de Charles ont eu une destinéesingulière. Lun et lautre nont eu dautres ennemis h combattre que leurs propres sujets. Lepremier a vaincu les siens et est resté sur son trône : cétait cependant un mauvais roi. Lesecond a été détrôné et proscrit par les siens; et on navait dautre tort à lui reprocher quedaller à la messe.

Cela sexplique. Du temps de Charles IX, il n'y avait ni journaux ni membres de lopposition,tandis que. tout cela se trouvait sous Charles X.

II

H