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HISTOIRE ET COSTUMES
Los deux dentiers établissements que fit Jérôme furent à Pavie et àMilan, aidé des secours qu’il reçut de François Sl'orce, due de cette ville.De là il alla revoir Venise, oit il passa quelques jours, et revint à Somasque,où il mourut en 1557, à cinquante-six ans.
La vie qu’on menait à Somasque, était fort austère, et ceux qui y de-meuraient joignaient au travail des mains le soin d’aller instruire lespaysans des villages voisins.
Jérôme n’avait pas vécu assez longtemps pour donner à son institut lecomplément nécessaire, c’est-à-dire l’approbation du saint-siège. Aussi,après sa mort, ses disciples furent-ils sur le point de se séparer, et cetteassociation allait se dissoudre.
Heureusement un d’eux, Ange-Marc Gamborana, la soutint, et alla àRome, demander au pape Paul III, en 1540, la reconnaissance de cettenouvelle congrégation. Enfin, en 1508, Pie V leur permit de faire desvœux solennels, et les mit sous la règle de Saint-Augustin, leur donnantle nom de clercs réguliers de Saint-ifaïeul , ou somasques. Saint-Maïeulétait une église que leur avait donnée saint Charles Rorromée, avec uncollège.
Le premier général de cet ordre, ainsi régulièrement constitué, fut Gam-borana, qui par ses démarches actives avait amené cette affaire à bonnefin. Les somasques furent assimilés aux ordres mendiants en 1007, et,sept ans après, ils furent autorisés à administrer les sacrements à ceux quiviendraient à mourir dans leurs collèges.
En 1540, les clercs réguliers somasques avaient demandé à se réunir,du vivant même de saint Gaëtan, aux t.héatins, ce que leur avait accordéle pape Clément VIT. Mais en 1555, Paul IV, considérant que le but dessomasques n’étant, pas le même que celui des théatins, ces derniers se con-sacrant à la prédication et à l’enseignement, tandis que les premiers nese dévouaient qu’aux soins des orphelins, Paul IV, dis-je, prononça laséparation des deux congrégations; et ainsi ce pontife détruisit, étant, pape,ce qu’il avait établi lui-même étant cardinal.
Les somasques ont des maisons dans la plupart des villes d’Italie, où ilsreçoivent des orphelins, et dans d’autres, outre ces maisons, ils ont descollèges, comme à Rome et à Pavie.
Dans leur collège de Rome, qu’on appelle le collège Clémentin, du papeClément VIII, (pii le fonda en 1505, l’on ne reçoit (pie des gentilshommes