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[2] (1845)
Entstehung
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HOSPITALIERES

1)K DIKEEKENTS INSTITUTS.

Si les femmes nont pas, comme les hommes, l'honneur de porter lalumière de lÉvangile aux extrémités du monde, dentreprendre de longsvoyages, et de sexposer aux dangers et aux privations de lapostolat pourgagner des âmes à Dieu, quel bien nont-elles pas fait aux hommes, sanssortir des localités la nature les avait placées? Que dactes dhéroïsmelhistoire et la religion nont-elles pas consignés dans leurs fastes, et quiont immortalisé ce sexe, si faible sous le rapport physique, mais dontlâme a tant de force du côté moral! Dans les persécutions, il ne le cédajamais aux hommes en intrépidité, et il savait mourir souvent avec plusde résignation queux.

Qui peut nêtre pas touché des tendres soins de ces hospitalières, quiveillent jour et nuit aux lits des malheureux confiés à leur charité? Lesservices les plus dégoûtants ne trouvent chez elles aucune répugrance. Lareligion, qui les soutient, leur fait oublier les dangers auxquels ellessexposent elles-mêmes dans les temps dépidémie,, à chaque instant,elles se mettent, pour ainsi dire, en contact avec la mort.

Étrangères aux opinions, aux événements qui agitent le monde, ellesnont dautre pensée que celle dadoucir les maux de lhumanité, sansmême chercher à connaître ceux qui sont les objets de leurs soins bien-faisants.

Ces asiles ouverts aux infirmités humaines, ces hôpitaux inconnus auxanciens, la misère est accueillie et soulagée, cest aux femmes que nousles devons. Ce sont elles qui en ont conçu lidée; ce sont elles qui, sansaucune autre ressource que lenthousiasme religieux qui les aiguillonnait,ont trouvé le moyen de les élever, en stimulant les hommes, qui, sanselles, ny auraient peut-être pas pensé.