DES ORDRES RELIGIEUX.
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orientales de la France, fut témoin, comme elle, des malheurs de son pays,et, comme elle, vit son souverain remonter sur le trône; mais plus heu-reuse que Jeanne, elle reçut pendant sa vie la récompense de ses bonnesactions. Les souverains, dont elle avait soigné les soldats blessés, s’hono-rèrent eux-mêmes en lui témoignant leur reconnaissance, et soeur Marthe,estimée et honorée par tous ses compatriotes, mourut, comme Judith,dans une heureuse vieillesse, à l’âge de soixante et seize ans, en 1824 (1).
(1) Sœur Marihe était une ancienne lourière des visilandines de Besançon , qui, après lasuppression de son couvent, et n’àyanl qu’une modique pension de 153 francs, la partageaitavec les pauvres et soignait les malades. Pendant la guerre de 1814 et 1815 , elle allait partoutpanser les blessés de quelque pays ou de quelque religion qu'ils fussent. Le roi de Prusse etl’empereur de lîussie lui envoyèrent des décorations et des présents pour la rèmercier.
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