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HISTOIRE ET COSTUMES DES ORDRES RELIGIEUX.
par le crédit de son frère, que ses religieuses seraient cloîtrées, et cettesupérieure établit dans son couvent une réforme qui y produisit les plusgrands biens. Elle mourut dix ans après, regrettée de toute sa commu-nauté pour ses vertus et l’amabilité de son caractère.
Parmi les couvents de sœurs grises, il s’en trouvait qui vivaient deleurs rentes, d’autres qui mendiaient. Celles de Saint-Omer, d’Abbeville,d’IIesdin et de Montreuil, étaient dans ce dernier cas. On les appelait lessœurs grises de la Celle; elles portaient des manteaux noirs sur une robegrise. D’autres, également mendiantes, étaient appelées les sœurs grises dela Faille, à cause d’un grand manteau noir qui leur couvrait la tête et lereste du corps, ce qu’on appelle faille en Belgique.
Jean T’Serclaes, évêque de Cambrai, qui était né à Bruxelles, y avaitfondé, en 1580, un hôpital dédié à sainte Élisabeth; les sœurs qui ledesservaient furent, établies, en 1452, dans une maison que leur fit bâtirÉlisabeth de Portugal, femme de Philippe le Bon, sur le mont Sion, qu’onappelle aujourd’hui la montagne Sainte-Élisabeth. Ce couvent suppriméen 1785, ne s’est pas rétabli.
Le couvent des franciscaines de Sainte-Élisabetli, à Paris, est quelque-fois désigné sous le nom de dames de Sainte-Élisabeth.