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HISTOIRE ET COSTUMES DES ORDRES RELIGIEUX.
» consacra derechef à Dieu, bénit sa réclusion, et l’y enferma en perpé-» tuelle clôture (1). » (Hélyot, tome IV, page 559.)
Elle y observa les constitutions qu’elle avait dressées elle-même pourl’ordre de la Présentation, dont elle a été la seule religieuse. Elle passaquatorze ans dans sa cellule, communiant tous les jours, et accordantchaque jour une heure d’audience aux personnes pieuses qui venaient laconsulter. Elle y mourut, en 1659, en odeur de sainteté, à l’âge de cin-quante-huit ans.
Sa vie a été écrite, en 1659, par son propre frère P. de Cambry, cha-noine de l’église collégiale de Renaix.
L’église de Saint-André ayant été démolie en 1784, on y trouva le corpsde la sainte, qui fut placé, l’année suivante, dans un caveau au milieu duchœur des dominicains de Lille. Son épitaphe s’y lisait sur une tombe demarbre blanc, qui recouvrait le caveau.
La mère de Cambry a laissé plusieurs ouvrages, dont un, la Ruine del’amour-propre, a eu trois éditions. Elle a fait un livre sur la Réformedu mariage, sujet qu’on ne devait pas s’attendre à voir traité par une reli-gieuse. Son style est moins vieilli que celui d’autres ouvrages ascétiquesde la même époque, et composés dans la même ville (2).
La famille de Cambry existe encore à Tournay, et s’y distingue par sonattachenlent à la foi de ses pères.
(1) Le Dictionnaire de l’Encyclopédie, édition de Neufchâlel, 1765, au mol hf.clbs, citel'exemple de la mère de Cambry, qu’il appelle la mère de Cambrai, orthographe qui signi-fierait la mère du nommé Cambrai; et, pour parachever l’incorrection , il place l’église deSaint-André à Tournay. Ab uno disce omnes.
(2) Voyez la Philomèle séraphique. Tournay, 1652.