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[2] (1845)
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DES ORDRES RELIGIEUX.

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dautres femmes pieuses, avec lesquelles elle composa une communauté,à qui le pape Sixte 1Y permit de faire des vœux, sous la règle de Saint-Augustin, et de porter lhabit de lordre de Saint-Ambroise au Bois,en 1474.

11 y avait en cet endroit un chapitre de chanoines, qui se démirent deleurs prébendes en 1501, en faveur des religieuses ambroisiennes; et, peuaprès, une demoiselle fort riche, ayant pris lhabit dans ce couvent et luifaisant don de tous ses biens, ce monastère se trouva en état de recevoircinquante religieuses. La mère Catherine Morigia était morte en 1478,supérieure de sa communauté.

Saint Charles Borromée allait souvent voir les religieuses de Yarèse,chez lesquelles on montrait tout entiers les corps de Catherine Morigia etde la bienheureuse Julienne, sa première compagne. Ces religieuses por-taient un scapulaire brun sur une robe de la même couleur. Au chœur,elles mettaient un manteau par-dessus.

Après les annonciades de Lombardie et les autres religieuses désignéessous le nom dambroisiennes, que produisit le nord de lItalie, cest encorede ces mêmes contrées que nous sont venues les ursulines, dont nousavons déjà parlé. Cétait une espèce damende honorable que lItalie devaità la France, et une réparation du mal quelle lui avait fait. Nest-ce pasde la Lombardie quétaient partis ces nouveaux manichéens, qui vinrentempoisonner les provinces méridionales de la France en y apportant lesdoctrines qui produisirent les albigeois? Par un juste dédommagement,cette même Lombardie envoya en Provence, au seizième siècle, les ursu-lines, pour indemniser cette province des maux quy avaient causés lesmanichéens au douzième.

Dans le principe, ces fdles ne formèrent pas un ordre régulier. Ellesdemeuraient ensemble, mais ne faisaient encore aucuns vœux. On lesappelait les ursulines congrégées, cest-à-dire demeurant dans la mêmemaison, parce que, au commencement, comme nous lavons dit, ellesdemeuraient chez leurs parents. Cest Françoise de Bermond, née à Avi-gnon en 1572, dune famille distinguée, qui introduisit ces religieuses enProvence, et qui fut ensuite la fondatrice des ursulines régulières de lacongrégation de Lyon, qui, peu de temps après sa mort, comprenait déjàplus de cent maisons.

Nous avons dit aussi que cet ordre avait son établissement à Paris