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HISTOIRE ET COSTUMES
en 1-454. Mais, vers l’an 1470, la mère Jeanne de Parme, de cet institut,femme d’une grande vertu, ayant été choisie pour réformer quelquesmonastères tombés dans le relâchement, elle fonda plusieurs nouvellesmaisons du même ordre, et, vers la fin du même siècle, toutes ces com-munautés d’annonciades formèrent une congrégation, qui prit le nomde Saint-Ambroise et de Sainte-Marceline, ou d’annonciades de Lom-bardie. Le monastère de Pavie, berceau de l’ordre, en fut déclaré lechef-lieu.
D’abord la mère Jeanne tenait des chapitres généraux, et envoyait desreligieuses pour visiter les maisons de l’ordre. Mais le pape Pie V, n’ayantpas trouvé convenable que des filles sortissent de leurs couvents, leurordonna de faire choix, pour les visites, de quelque ecclésiastique respec-table. Cette disposition ayant souffert des difficultés, ces religieuses sesoumirent à la juridiction des évêques diocésains. Elles étaient habilléesd’étoffes de couleur brune et suivaient la règle de Saint-Augustin. Oncompte au moins soixante et douze religieuses de cet ordre mortes enodeur de sainteté. Une des plus célèbres est sainte Véronique de Milan,morte en 1497, et canonisée par Benoît XIV en 1749. Cette vertueuse fille,née de parents pauvres, travaillait comme eux pour gagner sa vie. Elle nesavait ni lire, ni écrire; cependant elle se sentait un grand attrait pour lavie religieuse. Elle se présenta comme servante au couvent de Sainte-Marthe, à Milan, et y fut reçue après une épreuve de trois ans, pendantlesquels elle apprit d’elle-même, et avec les plus grandes difficultés, à lireet à écrire. Elle y donna l’exemple des plus hautes vertus, et y mourut àcinquante-deux ans.
Il y avait encore un monastère de religieuses de Saint-Ambroise dans lapetite ville de Varèse, au nord-ouest de Milan, sans cependant faire partied’aucune congrégation. Il reconnaissait pour sa fondatrice Catherine Mo-rigia, née à Palenza, sur le lac Majeur. Restée seule de onze enfants,morts de la peste, ainsi que leur père et leur mère, en 1457, Catherinefut recueillie et élevée par une femme pieuse. Cette éducation lui ayantinspiré le goût de la piété, Catherine se retira, avec quelques compagnesanimées du même esprit qu’elle, dans un ermitage sur le mont Varèse.Mais toutes ses compagnes étant devenues victimes de la peste, Cathe-rine, atteinte elle-même de la contagion, retourna au lieu de sa naissance,où elle recouvra la santé. Elle revint aussitôt à Varèse, où elle rassembla