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1 (1845)
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DES ORDRES RELIGIEUX.

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expulsées de nouveau sous Élisabeth ; elles se retirèrent à Matines, et enfinà Lisbonne.

Brigitte, après avoir passé deux ans dans le monastère de Waslein, fitun pèlerinage à Rome, dans le dessein daller prier sur le tombeau desapôtres, et de vénérer les reliques de tant de saints, que lon trouve dansla capitale du monde chrétien. Elle sy fit admirer par léclat de ses vertus :elle y vivait dans la retraite et et dans la pratique des veilles et autres ri-gueurs de la pénitence; elle visitait les églises et allait servir les maladesdans les hôpitaux. Elle fonda, à Rome, une maison pour les étudiants etles pèlerins suédois, laquelle fut rebâtie sous le pontificat de Léon X ; elleétait située dans le Campo di Fiore, près du palais Farnèse.

Lidée de la passion du Sauveur, qui était toujours présente à lespritde sainte Brigitte, lui inspira les dessein de faire un pèlerinage à la terresainte. Elle y arrosa de ses larmes les lieux qui avaient été sanctifiés parla présence de Jésus-Christ, et teints de son sang. Dans son voyage, ellevisita les plus célèbres églises de Sicile et dItalie.

Étant revenue à Rome, elle y fut attaquée de diverses maladies, et sesentant près de sa fin, elle donna des avis forts touchants à son fils Birger,et à sa fille Catherine, qui étaient avec elle; après quoi, elle se fit étendresur un cilice, pour recevoir les derniers sacrements. Elle mourut le25 juillet 1373, à lâge de soixante et onze ans. On lenterra dans léglisede Saint-Laurent, qui appartenait aux pauvres Clarisses. Lannée suivante,Birger et Catherine firent transporter le corps de leur mère dans le monas-tère de Wastein, en Suède. Elle fut canonisée en 1391, par Boniface IX,et, en 1419, à la sollicitation du roi Éric XIII, cette canonisation futrenouvelée par le pape Martin V.

Lordre de sainte Brigitte sétait répandu en France, en Allemagne, enAngleterre, en Italie et dans les Pays-Bas, quil était encore inconnu enEspagne. Il y fut introduit par une sainte fille, nommée Marie Escohar,née à Valladolid, en 1554. Sans être riche par elle-même, elle avait lartde procurer aux pauvres de quoi soulager leurs misères, en sadressantavec zèle aux personnes aisées, quelle savait intéresser en faveur desmalheureux. Cest par les mêmes moyens quelle réussît à établir enEspagne lordre de sainte Brigitte, dont elle retoucha la règle et lappro-propria au temps elle vivait. Celte réforme porta le nom de brigit-tines de la récollection. Le premier monastère fut fondé par Eli-