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HISTOIRE ET COSTUMES
CIIF.FS-LIEUX.
FONDATRICES.
ANNÉE DE
I.A BULLE DE
CONFIRMATION.
NOMBRE
DES MAISONS.
Paris.
Cécile de Bel loi.
1612
80
Toulouse.
Marguerite de Vigier.
1615
20
Bordeaux.
Françoise de Cazères.
1618
100
Lyon.
Marie-F’rançoise de lîermond.
1619
U
Dijon.
Françoise de Saintonge.
1619
27
Tulle.
Antoinette Micolon.
1623
<)
Arles.
Jeanne liant pale (1).
162 J
8
Avignon.
Dole.
Lucrèce de Gastineau
Marie-Anne de Saintonge.
1657
22
0
5J3
Pour apprécier le bien que faisaient ces trois cent quarante-trois mai-sons d’ursulines, il faut citer un fait dont nous avons les preuves. Le cou-vent de Lille était composé de quarante religieuses; elles avaient cent vingtà cent trente pensionnaires et soixante demi-pensionnaires ; en outre, ellesdonnaient tous les jours l’instruction gratuite à quatre cents filles de laville: ce qui fait un total d’au moins cinq cent vingt filles quelles instrui-saient. Abbeville, avec une population de vingt mille âmes, offrait le mêmerésultat. Ainsi, en ne comptant que cinq cents filles par maison, il setrouve que les ursulines instruisaient cent soixante et onze mille cinq centsjeunes filles, la plupart gratuitement (2). Supposons ensuite trente reli-gieuses par maison; voilà plus de dix mille filles établies, sans qu’il encoûte rien à leurs familles, accroissant au contraire la fortune de leurscohéritiers de toute la part à laquelle elles avaient droit dans l’héritagecommun.
Les provinces méridionales des Pays-Bas avaient quinze maisons de cesreligieuses, dont le zèle ne le cédait en rien à celui de leurs sœurs deFrance.
Cet ordre, qui s’était placé sous la protection d’une compagnie de mar-tyres, eut aussi l’honneur d’avoir ses martyres. Nouvelle Ursule, la supé-
(1) Jeanne Rampale, première supérieure, comptait parmi ses religieuses une de ses sœurset sa propre mère. Son père était entré citez les jésuites, et un de ses frères était chanoined’Apt.
(2) Ou sait rpte la plupart de ces maisons sont aujourd'hui rétablies en France, et queleur résurrection n'a pas été accompagnée do circonstances moins étonnantes que leur nais-
sance.