HISTOIRE ET COSTUMES DES ORDRES RELIGIEUX.
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Cet ordre a produit un écrivain (pii a fait bien du bruit pendant savie, et était loin d’avoir les vertus de son état. C’est Paul Sarpi, connusous le nom de Fra Paolo. Il est auteur d’une histoire du concile deTrente, qui a fourni aux protestants bien des armes contre l’Église. Letombeau de ce moine hérétique, enterré à Venise, attira, comme pins tardcelui du diacre Paris, un concours de dévots qui y venaient prier. LesVénitiens, alors brouillés avec le pape, croyaient lui faire un grand affronten allant s’agenouiller sur le tombeau d’un de scs ennemis, comme lesParisiens à leur tour crurent causer un grand chagrin au pape en cano-nisant le diacre janséniste.
Les servîtes ont eu aussi leur tiers ordre, dans lequel on compte sainteJulienne Falconieri, nièce d’Alexis Falconieri, un des fondateurs de l’ordre.Ce tiers ordre, qui était composé d’hospitalières, portait le nom de man-lellalc, d’une espèce particulière de manteau quelles portaient dansl’exercice de leurs fonctions charitables.
Le 27 septembre 1828, la congrégation des rites a approuvé le culterendu a la bienheureuse Jeanne Sodonini, qui était une des disciples desainte Julienne Falconieri, et lui avait succédé dans le gouvernement desmanlellale, à Florence.
Les servîtes furent réformés en 1411 , et la principale maison de cetteréforme fui celle qui occupait le moule Senario. Le réformateur s’appelaitle P. Antoine de Sienne.