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sainteté dont jouissaient ces religieux était telle, que quelques-unsfurent choisis, en différents temps, pour réformer d’autres ordres tom-bés dans le relâchement, et les papes permettaient à tous les religieuxdes autres ordres, excepté aux chartreux, de passer dans celui du Mont-Olivet. Enfin les olivétains, les derniers en date des enfants de saintllc-noit, avaient, à Rome les mêmes prérogatives que leurs aînés de laconeTéffation du Mont-Cassin.
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Dans plusieurs de leurs monastères, il y avait des professeurs quienseignaient la philosophie, la théologie, et expliquaient l’Ecrituresainte. Ces professeurs, à raison de leurs fonctions, qui les obligeaientà l’étude, étaient dispensés des offices du chœur, de même qu’à l’ab-baye de Saint-Germain des Prés, à Paris, les moines qui travaillaient àdes ouvrages littéraires, n’étaient pas tenus de se trouver au réfectoirecommun, comme nous l’avons déjà dit.
Les olivétains mangeaient de la viande trois fois par semaine; mais pen-dant les chapitres généraux, qui se tenaient tous les trois ans au chef-lieude l’ordre, pour l’élection des grands dignitaires, tout le monde faisaitmaigre.
Cet ordre a donné à l’Église un grand nombre d’évêques en Italie, etcompte en outre plusieurs écrivains célèbres, qui en étaient membres.
Il y eut aussi des religieuses du Mont-Olivet. Elles portaient une robeet un scapulaire blanc avec un voile noir. Les oblates de sainte Françoise,dont nous avons déjà parlé, étaient aussi incorporées dans le môme ordredu vivant de leur fondatrice; mais cinq mois après sa mort, elles for-mèrent un ordre séparé.
Ces oblates, qui ne faisaient pas de vœux, étaient toutes des filles d’extrac-tion noble, vivant chacune en particulier dans une maison commune.
Elles avaient leurs gens de service pour les suivre quand elles sortaient,et pouvaient recevoir des visites et sc marier quand cela leur convenait,comme les chanoinesscs séculières. Cet ordre n’avait qu’une seule maison,c’était à Rome.