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HISTOIRE ET COSTUMES DES ORDRES RELIGIEUX.
teur de l’université de la même ville. Tous les ans, ils fournissaient1,500 ducats pour la dot d’une fille pauvre qui voulait être religieuse,et n’en avait pas les moyens. En outre dix-neuf pauvres trouvaient tousles jours à dîner dans un réfectoire particulier, contigu à celui des reli-gieux. Ils fournissaient des secours aux orphelins et aux prisonniers, etleur prieur avait toujours entre les mains des fonds pour les besoinsextraordinaires des indigents.
Voilà en abrégé l’usage que faisaient de leurs richesses les hiéronimitesespagnols.
Ceux du Portugal en usaient de même. Leur couvent de Belem étaitle plus célèbre et était la sépulture des rois. Il avait-été bâti, en 1497,par ordre du roi Emmanuel.
11 existait dans ce pays un usage bien singulier. Chaque jour où lesoleil ne se montrait pas à Lisbonne, la ville de Thomar était obligéed’envoyer une brebis à la reine, qui chaque fois en faisait présent à l’églisede Belem.
Les tombeaux des rois, en marbre noir, étaient disposés autour del’autel de cette église, dans des niches soutenues par des éléphants demarbre et séparés les uns des autres par des colonnes.
Les hiéronimites, tant espagnols que portugais, ont toujours joui de laplus grande estime, et c’est à eux qu’on s’adressait pour réformer lesreligieux des autres ordres tombés dans le relâchement. Ils ont aussifourni à l’Église un grand nombre d’évêques.
Ils chantaient tous les jours les matines à minuit et faisaient une demi-heure de méditation avant les vêpres et après complies. Us jeûnaientpendant le carême et l’avent, et tous les vendredis de l’année sans aucuneexception. Le jeûne du vendredi saint se faisait au pain et à l’eau.
Ils recevaient dans leurs couvents des oblats des deux sexes, à qui ilsfaisaient porter un habit blanc avec un manteau de couleur tannée, sansscapulaire.
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