22-2
HISTOIRE ET COSTUMES DES ORDRES RELIGIEUX.
Reims étant redevenu leur ancien supérieur, elles reprirent leur anciencostume et leur premier nom de la Providence.
Leur pensionnat s’accrut, et en 1851 elles crurent, pour consoliderleur existence, qui avait toujours été isolée, devoir se réunir à l’ordredu Sacré Cœur, où elles sont maintenant incorporées.
La supérieure d’aujourd’hui (février 18M) est la dernière de cellesqui se réfugièrent à Essen en 1791. C’est d’elle-même que je tiens lesrenseignements que je viens d’écrire.
Mlle Victoire Tailleur, qui avait forme, à Metz, un pensionnat pour l’éducation des jeunes demoi-selles. Dès que cet établissement fut reconnu par le gouvernement, les religieuses qui le compo-saient se réunirent aux dames de la Providence, de manière que les deux maisons de Metz et deCharleville ne firent plus qu’une même congrégation, dont le chef-lieu était à Charleville, où étaitle noviciat; ce qui dura jusqu’à l’année 1822 .
Ce fut sans doute en haine de la cérémonie du sacre des anciens rois de France, qui se faisait àReims, que les révolutionnaires français avaient dépouillé cette ville de son siège archiépiscopal.Il lui a été rendu.Mais aujourd’hui même, quoique la plus peuplée du département de la Marne,elle n’en est pas le chef-lieu. L’antique capitale des Rémois, la ville où le fondateur de la monarchiefrançaise fut baptisé par le grand saint llcmi, l’apôtre de la France, devait-elle s’attendre à subirun jour un tel affront!