DES ORDRES RELIGIEUX.
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étaient obligés d’assister au chœur, quand ils n’étaient pas de service.Saint Pierre Nolasque lui-même n’a jamais été prêtre. On prit parmi leschevaliers, quoique inférieurs en nombre aux frères, les sept premiersgénéraux ou commandeurs. Le premier prêtre qui ait possédé cettedignité est Raymond Albert, élu en 1317. I ..es papes Clément V etJean XXII ayant ordonné que les prêtres seuls pourraient être élevés augénéralat, les chevaliers se séparèrent de l’ordre de la Merci, et furentincorporés dans d’autres ordres militaires. Celui de la Merci est connusous le nom d 'ordre royal, militaire et religieux de Notre-Dame de laMerci, pour la rédemption des captifs. Il possède en Espagne des com-manderies fort riches II a huit provinces en Amérique, trois en Espagne,et en avait une dans le midi de la France, sous le nom de province deGuyenne. Il y avait déjà un établissement de cet ordre à Paris en 1515.Il n’en reste plus rien depuis la révolution de 1789. Les religieux dela Merci n’étaient pas obligés, par leurs constitutions, à de grandesaustérités.
Le P. Jean-Baptiste Gonzales, autrement dit du Saint-Sacrement,mort en 1G18, introduisit dans cet ordre une réforme qui futapprouvée par le pape Clément VIII. Ce fut une dame espagnole très-riche, la comtesse de Castellar, qui fit construire, à ses frais, lespremières maisons de cette réforme, et, pour imiter le roi Jacques I er ,elle logea aussi dans son propre palais le P. Jean-Baptiste et ses premierscompagnons, en attendant que leur couvent fût bâti. Ceux qui suiventcette réforme, vont nu-pieds et vivent dans la plus exacte pratique de laretraite, du recueillement, delà pauvreté et de l’abstinence. Les PP. ré-formés de la Merci ont deux provinces en Espagne et une en Sicile.
Vers l’an 1508, le P. Antoine Velasco, d’après la permission qu’il enavait obtenue de l’archevêque de Séville, et une bulle du pape Pie V,fonda, dans la même ville, un couvent de religieuses de la Merci, pourtrois dames et quelques demoiselles qui se sentaient appelées à établir cenouvel ordre; et, quand le P. Jean-Baptiste introduisit sa réforme, lesreligieuses l’embrassèrent, et l’on tira du monastère de Séville plusieursreligieuses pour en fonder d’autres en différentes villes de l’Espagne. Lesreligieuses sont habillées comme les religieux. Elle s’obligent, par leursvœux, à donner, s’il le faut, leur vie pour les captifs.
La devise de cet ordre porte : Redemptionem misit Dominus populo
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