DES ORDRES RELIGIEUX.
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leur laissa par pitié quelque aumône dans son testament. Ils se perpé-tuèrent cependant en Angleterre jusqu’au règne de Henri VIII, époque dela suppression de tous les ordres monastiques.
Dans les Pays-Bas, au moins à Bruxelles, ils étaient hospitaliers, etdesservaient dans cette ville l’hôpital Saint-Nicolas, établissement d’unehaute antiquité.
C’étaient des frères lais, qu’on appelait les frères de la pénitence deJésus-Christ, qui est leur vrai nom. En 1253, l’évêque de Cambrai, dontla juridiction s’étendait jusqu’à Anvers et Bruxelles, pria le magistrat decette dernière ville de donner une règle à ces frères. On recevait dans cethôpital les pauvres voyageurs, et il était, comme tous les autres hôpitaux,administré par un prêtre.
Pour faire droit aux instances de l’évêque, le magistrat ordonna que lesfrères lais de la pénitence de Jésus-Christ seraient soumis à l’autorité dece prêtre, qui était leur supérieur; qu’ils ne sortiraient pas sans sa per-mission ; qu’ils porteraient un scapulaire et des bas gris ou bruns, commeles autres religieux.
En 1308, ils abandonnèrent cette maison, et en 1318 on leur donna,en échange, celle qu’avaient occupée, rue de la Chaussée, aujourd’hui dela Madelaine, les Templiers, qui venaient d’être supprimés.
Malgré ces dédommagements, cet ordre marchait rapidement à sa déca-dence.
A l’époque où les chartreux furent établis à Bruxelles, en 1458, lesfrères sachets, qui avaient habité successivement l’hôpital Saint-Nicolaset la maison qui avaient appartenu aux templiers, se trouvaient réduitsau nombre de sept. Pour les nourrir, le magistrat en avait placé troisdans l’hôpital Saint-Jean, et trois au béguinage dans le quartier des in-firmes. Quant au septième, il s’était retiré dans sa famille, et ainsi futéteint l’établissement qu’ils avaient à Bruxelles depuis à peu près deuxsiècles. Une partie de leurs biens avaient été attribuée, en 1405, aux be-soins de la chapelle de la Madelaine, voisine de la maison des templiersqu’on leur avait donnée en 1213.
Les sachets portaient, en Angleterre, le nom de bons-hommes, nom quedepuis on donna, en France, aux minimes. On disait, à Paris : « les bons-» hommes de la Place-Royale, les bons-hommes de Chaillot, » pour dési-gner les minimes fie ces deux couvents.