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HISTOIRE ET COSTUMES DES ORDRES RELIGIEUX.
nouvelle salle de spectacle, ainsi qu’aux nouvelles rues qui l’entourent (1).
À l’époque où les dominicains furent reçus dans Bruxelles, il s’étaitformé une nouvelle congrégation parmi eux, par une réforme qui com-mença à Rotterdam, en 1455, et s’étendit dans les Pays-Bas. Elle s’appe-lait la Congrégation de Hollande, et comprenait les monastères deBruxelles, de Valenciennes, de Douai, d’Harlem, de Groningue, deZutphen, de Zwol, de Leuwarden, d’Utrecht, de Gand, etc. Le premierchapitre général que tint cette nouvelle congrégation, fut à Lille, en 1464.Philippe le Bon voulut y assister, en qualité de protecteur de l’ordre.
(i) Il y avait aussi, à Bruxelles, un couvent de dominicaines anglaises. D’abord établies àVilvorde, en 1660, elles se transportèrent à Bruxelles, neuf ans après, le cardinal Howard,lils du comte d’Arundel, leur ayant acheté, pour vingt mille florins, une maison qui apparte-nait aux oraloriens.
La duchesse de Brabant, Aleyde de Bourgogne , veuve du duc Henri III, et mère du ducJean I er , avait fondé, en 1262, un couvent de dominicaines à Auwergliem, à mi-chemin deBruxelles à Tervueren. Les bâtiments de cette maison existent encore, ainsi qu’une chapelleisolée, bâtie sur une hauteur voisine. Le cœur d’AIeyde, enterrée près de son mari, auxdominicains de Louvain, reposait dans l’église du couvent d’Auwerghem, avec cette épitaphe :
Mille semel et cenlurn bis duo sepluaginla ,
Luce Severini, fuit Aleydis data finis.
Quam legil hœc lumba serpens fuit alque columba.
Ce qui veut dire qu’Aleyde est morte en 1272, le 24 novembre, jour de la fêle de-saint Se-verin. Le dernier vers (où la quantité n’a pas trop gêné l’auteur) fait allusion à ce texte desaint Mathieu : Eslote prudentes sicut serpentes, et simplices sicut columbai.
Cette princesse avait une grande vénération pour l’ordre de saint Dominique. Elle était enrelation de lettres avec saint Thomas d’Aquin , à qui elle demandait des conseils pour gouver-ner pendant la minorité de son lils. Que dirait-on aujourd’hui, grand Dieu! si une régentes’avisait de demander l’avis d’un moine pour gouverner ses États?