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1 (1845)
Entstehung
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CLAKISSES ET PÉNITENTS

DU TIERS ORDRE DE SAINT FRANÇOIS.

Les clarisses, comme les franciscains, portent le nom de leur fon-datrice.

Une jeune vierge dAssise, contemporaine et compatriote de saint Fran-çois, née de parents qui tenaient un rang distingué dans cette ville, futla première femme, et jusquici la seule qui, dans lOccident, eut lhon-neur dinstituer un ordre qui porte son nom. Son père sappelait Fa-vrino Sciffo, et sa mère Hortulane. Elle était laînée de deux sœurs,quon nommait Agnès et Béatrix.

Elle avait apporté, pour ainsi dire, en naissant un goût irrésistiblepour les œuvres de piété et de miséricorde. On voyait en elle une de cesvocations qui, comme un fleuve majestueux, ne connaissent pas dob-stacles, et entraînent tout ce qui soppose à leur cours. Ce fut en vainque ses parents lui proposèrent de la marier : elle se sentait appelée àun autre état. Voulant répondre à la grâce dont elle sentait limpulsion,elle alla consulter saint François, qui habitait la même ville quelle, etqui était alors à lapogée de sa réputation de sainteté. Elle lui demandace quelle devait faire.

François, dont toutes les pensées planaient, pour ainsi dire, dans unerégion élevée, d il napercevait plus la terre et ne voyait que le ciel,ne lui parla que de ce qui loccupait lui-même, cest-à-dire, du méprisdu monde, des dangers quon y court, et de la folie de ceux qui sentê-tent à chercher le bonheur ici-bas. Il nen fallut pas davantage pour en-flammer une jeune personne, dans lenthousiasme de la vertu, et la por-ter à tout quitter pour se consacrer entièrement à Dieu. Sans doute quele saint lui conseilla dobéir à sa vocation, comme lui-même avait obéià la sienne, dût-elle se précipiter, tète baissée, à travers tous les obsta-