HISTOIRE ET COSTUMES
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co dernier l'ermitage de Bruliano. Lé général le lui accorda; et c’estdans cette maison que le F. Paulet commença sa réforme, qu’on appelades I'rères mineurs Soccolanti, à cause des socques, ou sandales de bois,qu’ils portaient. Cette nouvelle réforme, qui prit le nom de l’Observance,s’étendit, et alors on distingua l’ordre en conventuels ou non réformés, eten observantins ou réformés.
Le F. Paulet mourut en 1590, âgé de plus de quatre-vingts ans, àFoligno, sa patrie, après avoir affermi sa réforme, et lui avoir procuré ungrand nombre de maisons.
En 1579, trois franciscains français, de la province de Touraine,établirent une réforme pareille à celle du F. Paulet, dans leur patrie, oùen peu de temps ces nouveaux observantins eurent onze couvents, quifournirent des sujets pour aller en fonder d’autres en Espagne et en Alle-magne. Ces observantins de France prirent le nom de cordeliers, do lacorde qui leur servait de ceinture. On les désignait sous le nom de liés decordes, d’où est venu celui de cordeliers (1).
D’abord les conventuels voulurent s’opposer l’établissement de cetteréforme, mais elle fut confirmée, en 1415, par le concile de Constance,et les observantins français obtinrent un vicaire général pour les gouver-ner. Néanmoins la guerre entre les conventuels et les observantins duraencore longtemps.
Elle ne fut terminée que sous Léon X, qui, en 1517, réunit tout l’ordrede saint François sous un seul général, qui fut pris parmi les observan-tins, à qui le pape donna le nom de frères mineurs de la régulière obser-vance; et ainsi furent éteints les noms des réformes antérieures.
Peu de temps avant la bulle de Léon X, il s’était formé en Espagneune nouvelle congrégation de franciscains réformés, appelés d’abord lesfrères du capuce, du saint évangile, ou déchaussés.
C’est Jean de la Puebla, gentilhomme d’une des plus nobles maisonsd’Espagne, et, après lui, son disciple, le P. Jean de Guadaloupe, qui sontconnus comme les auteurs de cette étroite observance, qui, en 1525, futintroduite, parle P Molina, en Italie, où ils portent le nom de riformali.De l’Italie, ils furent amenés en France par Louis de Gonzague, duc de
(I) Leur premier habillement .était gris, ce qui donna naissance au proverbe, gris commeun cordeUcr , pour désigner un homme ivre, en jouant sur l’equivoque du mot gris. .