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1 (1845)
Entstehung
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FRANCISCAINS.

Vers la fin du douzième siècle, les sectaires dalors, connus sous lesnoms de Vaudois, Cathares, Albigeois,etc., ne cessaient dinvectiver contrele clergé et les moines, leur reprochant leurs mœurs et leurs richesses.

Quen est-il arrivé? Deux ordres nouveaux apparurent tout à coup, et,pour faire voir de quoi étaient capables les ministres de la religion, ilsdirent à leurs ennemis :

« Vous ne nous reprocherez plus nos richesses, notre luxe et nos mœurs» relâchées. Nous ne voulons plus rien avoir. Nous renonçons à toute pro-b priété. Nous marcherons nu-pieds, un bâton à la main, à peine vêtusb et ceints dune grosse corde. Nous mangerons ce quon voudra bienb nous donner, et nous suivrons à la lettre l'ordre du Sauveur, qui a ditb quil ne fallait sinquiéter ni de son vêtement, ni des aliments néces-b saires à la vie. Quaurez-vous à dire alors, et trouverez-vous encoreb matière à gloser sur notre compte? b

Voilà ce quont répondu les frères mineurs et prêcheurs aux déclama-tions et aux invectives des Albigeois, etc.

Le douzième siècle a donc amené une nouvelle ère dans lÉglise, etopéré, pour ainsi dire, une révolution dans lordre monastique.

Jusque- on avait vu se former des établissements religieux sous lenom dabbayes, et gouvernés par des abbés. Dabord pauvres, puis labo-rieux par nécessité, ils finissaient par devenir très-riches.

Au lieu dabbayes, nous allons voir sélever des couvents, gouvernespar des chefs désignés par de nouveaux noms, tels que gardiens, minis-tres, etc. Au lieu de moines opulents, nous aurons sous les yeux desmoines mendiants, se dévouant à une pauvreté complète.

Le premier ordre qui parut sous cette bannière fut celui de saintFrançois.