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HISTOIRE ET COSTUMES DES ORDRES RELIGIEUX.
vingls ans, et eut pour successeur Pierre deValcourt, un de ses premierscompagnons.
Sous le troisième général, qui fut le P. de Sainte-Fontaine, l’ordre descroisiers s’étendit en France. Saint Louis leur fit bâtir une maison à Parisdans la rue de la Bretonnerie, ce qui leur fit donner le nom de chanoinesréguliers de Sainte-Croix de la Bretonnerie, qu’ils conservèrent jusqu’àl’extinction des ordres religieux, en 1790.
Ces religieux avaient des maisons à Liège, à Cologne, à Aix-la-Chapelle,à Nainur, à Tournai, à Bruges, à Maestricht, à Toulouse, à Caen et dansplusieurs autres villes de France. Le général de l’ordre, qui, comme nousl’avons dit, demeurait à Huy, portail les ornements pontificaux et la croixd’or. If habillement des religieux consistait en une soutane blanche et unscapulaire noir, avec une croix rouge et blanche sur la poitrine. Au chœur,ils avaient un surplis et une aumusse noire. Les novices portaient la sou-tane noire, qui avait été leur premier costume. Hors de la maison, ils secouvraient d’un manteau noir, comme les autres ecclésiastiques.
Outre la belle maison des croisiers à Huy, on voyait près de la mêmeville l’abbaye de Neuf-Moutier, qu’y avait fondée le fameux Pierre l’Er-mite, à son retour de la première croisade, et où il a été enterré. Lesdémolisseurs de notre siècle n’ont pas manqué de détruire ces deux monu-ments, dont il ne reste plus rien.
Ainsi, dans l’espace d’un siècle, deux hommes qu’une même impulsionavait conduits aux champs de la Syrie, étaient revenus, animés du mêmemotif, fonder sur les bords de la Meuse, et au même lieu, deux établisse-ments religieux destinés à recevoir et conserver leurs cendres, jusqu’aumoment où un même sort les ferait disparaître tous les deux.