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Cel.événement, qui eut un grand retentissement dans toute la péninsuleitalique, contribua beaucoup à l’accroissement de l’ordre de Vallombreuse,et donna le coup de mort à la simonie, qui depuis longtemps déshonoraitle clergé italien.
L'acharnement des moines de Vallombreuse passerait aujourd’hui pourdu fanatisme. « De quoi se mêlaient-ils? dirait-on. Que ne restaient-ils» dans leurs monastères, pour y dire leurs patenôtres? » Il faudrait,donc blâmer aussi saint Jean-Baptiste qui va se mêler de ce qui se passeà la cour d’Iiérode; blâmer aussi le Sauveur, qui prend un fouet pourchasser du temple les marchands de pigeons, au lieu de prier bien poli-ment ces messieurs de sortir; blâmer saint Ambroise, qui refuse de pré-senter l’eau bénite à Théodose, parce qu’il a usé un peu trop largementde son pouvoir.
Au moyen âge, les opinions étaient loin de ressembler à l’indifférencereligieuse de nos jours. Depuis trois siècles que nous voyons autour, et aumilieu de nous, des gens qui professent un culte et des croyances diffé-rentes des nôtres, nous y sommes accoutumés. Il y a même des soi-disant,catholiques qui trouvent mauvais qu’un hérétique abjure l’erreur et rentredans le sein de l’Église. C’est, suivant eux, une inconséquence. D’autresdisent qu’il ne faut envoyer des missionnaires qu’aux sauvages, mais queles chrétiens, même les plus mauvais, n’en ont pas besoin. Ces opinionsétaient loin d’entrer dans la tète de nos pères.
Saint Jean Gualbert mourut en 1073, six ans après l’épreuve de Pierrelyné, dans un de ses monastères, à Passignano, entre les bras de sesdisciples, en leur indiquant celui qui, parmi eux, devait lui succéder dansle gouvernement de son ordre.
Cet institut ne s’est, pas étendu hors de l’Italie. Il n’v en avait qu’un seulmonastère en France. C’était à Corneillac, dans le diocèse d’Orléans.
Deux cents ans après la mort du fondateur, il y eut aussi des religieusesde Vallombreuse, instituées par une dame Rosane, sous le nom de MèreHumilité, née à Faenza, et qui fut enterrée dans le couvent de Saint-Salvedonné aux religieuses par un des généraux de l’ordre.