DES ORDRES RELIGIEUX.
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costume particulier; et au lieu de eapuce, ils avaient sur la tête un bonnetde peau de mouton. Cette innovation devint bientôt générale, et fut mêmeadmise dans les couvents de femmes, où l’on vit aussi des sœurs conversesou tour lèves.
Jean Gualbert fut témoin lui-même des progrès rapides que fit sonordre pendant sa vie. Mais il n’accepta jamais aucune donation faite aupréjudice des héritiers de ceux qui l’offraient. Un jour qu’il visitait unde ses monastères, l’abbé lui ayant présenté un acte par lequel un parti-culier lui. concédait un bien dont il frustrait ses héritiers, Gualbert leprit et le déchira en sa présence, en lui disant avec sévérité qu’il n’enten-dait s’enrichir aux dépens de qui que ce fût. Au contraire il fit construirelui-même plusieurs hôpitaux pour les pauvres, et réparer beaucoupd’églises.
Il donna à un de ses monastères le nom de Saint-Salve, qui était unévêque d’Amiens de la fin du septième siècle. Comment cet évêque était-ilconnu en Italie (I)?
Cette rapidité avec laquelle s’étendent les ordres religieux est un spec-tacle qui n’est réservé qu’au catholicisme. Nous en sommes aujourd’huitémoins nous-mêmes. Malgré les efforts des ennemis de l’Église dans lesiècle où nous vivons, quel accroissement ne voyons-nous pas prendreaux nouveaux ordres du Sacré-Cœur, des Sœurs de charité, et de tantd’autres qui se dévouent à l’instruction et au soulagement des classes infé-rieures ou souffrantes!
Nous avons vu les théophilantliropes, les saint-simoniens et quelquesautres insensés vouloir aussi former de nouvelles sociétés, soi-disant reli-gieuses. Que sont-ils devenus? On les a sifïlés, et ils sont rentrés dans lenéant. Jésus Cliristus lieri et hodie : ipse et in sœcula. C’est toujours làqu’il faut en revenir. Tout établissement qui ne portera pas sur cettehase ne pourra que crouler. Nisi Dominus œdificnveril donium, in vanunilaboraverunl qui œdificant eam.
(1) Salvius, nom latin île cet évêque, a été traduit de plusieurs manières. Les Italiensl'appellent san Salvt; à Amiens on le nomme saint Suive. Un autre évêque du nom deSalvius est honoré dans un faubourg de Valenciennes, sous celui de saint Sauve. C’était unévêque d’Angoulème qui quitta son siège pour venir souffrir le martyre dans ce pays, dutemps de Charles-Martel. Peut être s’élait-il sauvé dans le nord de la France à l’approche desSarrasins.
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