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HISTOIRE ET COSTUMES
chercher pour lui demander conseil sur la direclion de sa conscience. Lesaint alla le trouver, et en revenant il se retira à Val de Castro. C’était làque la mort l’attendait.
Sentant que sa fin approchait, un soir il ordonna à deux de ses reli-gieux qui le gardaient, de s’en aller et de le laisser seul, en leur disant dene pas s’éloigner et de se tenir prêts à venir réciter avec lui les matinesau point du jour. Us obéirent ; mais un instant après, n’entendant plus lemoindre bruit dans la cellule du saint, ils y rentrèrent d’eux-mêmes ettrouvèrent qu’il était mort.
On ne connaît pas précisément l’époque de la naissance ni celle de lamort de saint Romuald. Suivant le bréviaire romain, il aurait vécu centvingt ans : mais c’est une erreur. On place ordinairement sa naissancevers 956, et sa mort à l’an 1027. D’après ce calcul, il aurait vécu soixanteet onze ans, espace bien court pour le grand nombre d’établissements qu’ila faits et les aventures qui lui sont arrivées pendant sa vie.
Ce qu’on raconte des désagréments, qu’il éprouva dans les dernièresannées de sa vie, fait croire qu’il était prêtre. Cependant on ne sait pasà quelle époque, ni en quel endroit il a été revêtu de ce caractère. Sespremières études n’avaient pas été dirigées vers ce but, et d’ailleurs, àl’époque où il vivait, les études ecclésiastiques devaient être bien peu dechose. Il n’y avait alors qu’à l’abbaye de Cluni qu’elles fussent sur un bonpied.
L’ordre desCamaldules ne fut approuvé qu’en 1072 par le pape Alexan-dre IL Les constitutions en furent dressées, en 1102, par le quatrièmegénéral, Rodolphe, qui en modéra les austérités.
Au bas de la montagne où était bâti l’ermitage de Camaldoli, il y avaitun autre monastère, qu’on appelait Fontebuono, qu’y fit construireRodolphe, en place d’un hospice qu’y avait fondé saint Romuald. 11 ymit des religieux qui y menaient la vie cénobitique et devaient envoyeraux ermites de Camaldoli tout ce qui leur était nécessaire. Ils y avaient unebibliothèque et une apothicairerie, et on y recevait les étrangers qui ve-naient visiter le monastère.
Une belle allée, percée dans un bois de sapins, mène de Fontebuono àCamaldoli. Les femmes ne peuvent pas approcher de ce dernier endroit,mais sont reçues dans le monastère inférieur.
Cet ordre, en s’étendant, se modifia dans la suite. Dans certains monas-