DES ORDRES RELIGIEUX.
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que l’on fît venir ses troupeaux, afin que tout ce qui lui appartenait fûtbéni par la sainte.
Une vie si admirable se termina en 4582. Thérèse mourut la nuit du4 au 5 octobre, entre les bras de ses filles chéries, de la mort des saints.Elle était dans sa soixante-huitième année, et avait passé vingt-sept ansdans son premier couvent et vingt autres dans les différents couvents desa réforme.
La mort avait fait disparaître les rides de son visage et ses membresavaient conservé leur flexibilité. Elle fut enterrée dans le chœur des car-mélites d’Albe, chez qui elle était morte. Ses reliques y sont encore au-jourd’hui. Elle a été canonisée, en 1621, par Grégoire XY. Sa fête secélèbre le I5 octobre, qui est le lendemain de sa mort (1).
Nous avons un grand nombre d’ouvrages de sainte Thérèse, entre aiwtrès un volume de ses lettres, traduites en français par une carmélito*tleSaint-Denis en France, fille du chancelier Maupeou, et qui avait passéquarante-trois ans dans le cloître. Ses œuvres respirent l’amour de Dieule plus pur et le plus ardent. Elle a écrit sa propre histoire par ordre deses confesseurs et celle de ses fondations religieuses.
Les carmélites, comme nous l’avons dit dans le chapitre précédent,furent établies à Bruxelles par l’infante Isabelle, souveraine des Pays-Bas,en 1607. Cette princesse, qui avait connu sainte Thérèse en Espagne,fit venir deux des compagnes de la sainte, la mère Anne de saint Barthé-lemi et la mère Anne de Jésus. Celle-ci était prieure du couvent de Pon-toise, qu’elle avait fondé elle-même. Elle mourut à Bruxelles, en 1624,en odeur de sainteté. L’infante fil bâtir pour les carmélites un très-beaucouvent dans le Parc. Cette maison, supprimée, en 1783, par l’empereurJoseph II, a été détruite. Les religieuses, lors de leur suppression, seretirèrent à Saint-Denis, emportant avec elles le corps de saint Albert,évêque de Liège, assassiné à Reims, en 1192, et qui était déposé dans leuréglise depuis 1612.
(1) C’était cette année que devrait prendre cours la réforme du calendrier ordonnée parGrégoire XIII. Comme on devait supprimer dix jours, il fut convenu que le lendemain dui octobre serait le 15, par la suppression des dix jours intermédiaires. La raison pour la-quelle celle suppression fut placé entre le 4 et le 5 octobre, fut que ces dix jours contenaientbeaucoup moins de fêtes de saints : car, à cette époque, saint Bruno, dont la fête est placée auC octobre, et saint François de llorgia, qu’on célèbre le 10 du même mois, n’étaient pas encorecanonisés.