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1 (1845)
Entstehung
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CARMES RÉFORMÉS.

Lordre des earines, passé en Europe, au commencement du treizièmesiècle, comme nous lavons dit, commençait dans le siècle suivant à serelâcher, lorsque Dieu suscita un religieux fervent, qui entreprit de leréformer. Ce religieux était français, et sappelait Jean Sorelh, en Nor-mandie, vers lan 1420.

Son mérite lavait fait nommer général de tout lordre, en 1451, àAvignon, se tenait le chapitre général de cette association religieuse. 11se servit de lautorité dont il était revêtu pour rappeler son ordre à sa pre-mière ferveur, en donnant lui-même lexemple de la régularité.

Il parcourut toutes les provinces et visita toutes les maisons de lordrequi y étaient répandues, prêcha partout, employant la persuasion et lau-torité, lorsquil le fallait, pour ramener tous ses frères à lesprit primitifde leur institut. On le vit à Cologne, en 1461; à Bruxelles, en 1462; àRome, en 1466, toujours occupé de la grande réforme, unique objet detoutes ses pensées. Il est le premier qui ait institué des religieuses carmé-lites : il obtint pour elles des bulles de confirmation des papes Nicolas Vet Paul II.

Des couvents de ces filles, quil avait fondés, il affectionnait particuliè-rement celui de Liège, quil visitait souvent, et d furent tirées les pre-mières religieuses qui sétablirent en France.

Ce zélé réformateur mourut, en 1471, à Nantes, empoisonné parquelques religieux qui ne voulaient pas se soumettre à la réforme. Il najamais été que béatifié.

Avant lui, un autre religieux français, à Rennes, et nommé ThomasConecte, avait aussi voulu réformer son ordre.

Cétait un grand prédicateur, qui, comme tel, obtint beaucoup desuccès en Flandre el dans lArtois. On voyait ordinairement seize à vingt